vendredi 7 avril 2023

NELD, Nous Éclairons La Différence


NELD67 est engagée dans la catégorie « Initiative Emploi » du championnat des mini-entreprises EPA Entreprendre Pour Apprendre*

NELD est le nom de la mini-entreprise de l’Atelier Ecole de la Deuxième Chance que j’ai le plaisir de mentorer. 

Ça c'est du harcèlement physique

Le projet de NELD vise à sensibiliser les jeunes aux ravages produits par le harcèlement morphologique et vestimentaire.

En France, 10% des jeunes qui vont à l'école sont victimes de harcèlement. Cela représente 1 millions d'enfants et d'adolescents

Cassidy, Hanin, Saba, Saphira, Ali, Jamila, Ali et Delphine ont trouvé l'idée, le nom de leur entreprise, leur logo, mené des enquêtes, affiné leur concept et leur plan d’action, créé leurs illustrations dont celle qui illustre leurs tee-shirts imaginés pour sensibiliser à ce problème et imprimés chez Le Tissu Social.


  
Notre but ?
Que les harceleurs harcèlent moins
Que les harcelés se sentent mieux et plus à l'aise pour le dénoncer
Que les témoins de harcèlement réagissent"


Après plusieurs interventions de sensibilisation dans des entreprises comme Orange ou Ikea (en savoir plus), mes mini-entrepreneurs ont animé un atelier auprès de 50 enfants de l'AS Musau, et interviendront prochainement auprès des jeunes élus du Conseil municipal des jeunes de Strasbourg, puis au Collège Solignac.

La finale alsacienne du championnat des mini-entreprises EPA aura lieu le 23 mai à Colmar.

Alors NELD, en route pour un nouveau titre de l'E2C67 ? 

N'hésitez pas à liker leur clip et à suivre
leur compte Instagram @neld67




* EPA Entreprendre Pour Apprendre 

EPA Entreprendre Pour Apprendre est une association qui vise à développer l’esprit d’entreprendre auprès des jeunes, en leur faisant vivre une aventure entrepreneuriale collective qui donne à chacun.e le pouvoir de faire grandir ses idées et sa personnalité.

La Mini-Entreprise® est un programme pédagogique concret destiné à donner à chacun le pouvoir de se réaliser.

Dans le Grand Est, ce sont ce sont près de 3 000 collégiens, lycéens, post-bac (étudiants) et jeunes en structure d’accompagnement à l’emploi du Grand Est qui participeront à la finale régionale en mai prochain, organisé par Entreprendre Pour Apprendre Grand Est.

** L'Atelier (Centre de formation) et l'École de la Deuxième Chance du Bas-Rhin 

L'Atelier (Centre de formation) est une association implantée dans le Bas-Rhin depuis 1981. L'Atelier soutient l’insertion sociale et professionnelle par la promotion d’activités en lien avec le monde du travail. L’association gère depuis ses débuts un centre de formation et elle a porté, durant les vingt-cinq dernières années, plusieurs projets locaux qui sont aujourd’hui des structures autonomes dans le champ de l’insertion : une régie de quartier, une structure d’accueil et deux entreprises d’insertion.

L’Ecole de la Deuxième Chance du Bas-Rhin (E2C67)permet de travailler le projet professionnel et de se remettre à niveau.

  • Pour les 16 – 25 ans : Parcours2 et E2C67 (École de la Deuxième Chance du Bas-Rhin)
  • Pour tout public à partir de 16 ans : Hôtellerie/restauration et Espaces verts
  • Pour les plus de 18 ans : des structures de redynamisation et d’accompagnement socio-professionnel à travers le Bas-Rhin.

Depuis plusieurs années, sous l’impulsion de leur formateur référent, Jean-François Kratz, une équipe de l’E2C67 participe au championnat des mini-entreprises EPA. 
 



samedi 14 janvier 2023

Offreurs de talents, ou le recrutement inversé


Quand je vois que chaque année, 100 000 jeunes sortent du système scolaire sans emploi ni qualification, qu'ils galèrent et dépriment, cela m'horripile. Et pourtant, ce n'est pas le boulot qui manque en ces temps de reprise post-COVID. Alors l'an dernier, j'ai voulu challenger la dynamique de recrutement des entreprises à l'occasion du Hacking Industry Camp, un évènement de 54h organisé chaque année à Strasbourg et destiné à bousculer les idées et à faire émerger de nouveaux projets.

Pour celles et ceux qui me connaissent, vous le savez, le facteur humain est un sujet qui me passionne et pour lequel je mobilise une grande part de mon énergie : en tant que salarié dans mon entreprise, en tant que prof, en tant que coache de mini-entreprise ou de startups, ou en tant que bénévole engagé dans des associations sportives, dans la facilitation ou dans le développement de talents cachés.

A l'aube de mes 60 balais, je suis arrivé à un stade où mes différentes vies ont fini par converger et cela me permet de mobiliser mes talents acquis au profit des projets qui me tiennent vraiment à coeur.

On propose plein d'offres d'emploi et on ne trouve pas !

Pour le Hacking Industry Camp 2021 déjà, j'avais envisagé de porter un défi visant à trouver une solution pour aider mon entreprise à aller chercher les demandeurs d'emploi dans leur parcours de vie plutôt que de les inciter à venir sur notre site web, sur un stand de job dating ou à réagir à une de nos offres d'emploi. Mais pour diverses raisons, j'étais parti sur un autre projet.

Et puis cette année, en préparant le #HICamp 2022 avec Yannick et Franck, mes potes d'Alsace Digitale, j'ai repris mon projet pour finalement complètement le transformer et inverser le paradigme en zoomant ma caméra sur les jeunes, notamment ceux que je côtoie dans les clubs de foot des quartiers en difficulté de ma ville, ceux que j'accompagne à l'École de la Deuxième Chance, et les enfants de mes potes qui sont eux aussi en galère et désorientés face aux défis de ce monde que, nous, leurs parents, ne semblent pas prendre au sérieux, à leurs yeux. 

Hacking Industry Camp, vendredi 25 novembre 2022, 18h30, j'ai une minute pour pitcher et convaincre les participants de retenir mon défi parmi les projets qui auront le droit d'être challengés pendant les 54 heures du hackathon. Seul en scène, je me lance.



"Bonjour, je m’appelle Bernard et j’ai la chance d’avoir plusieurs vies : manageur, prof de fac, responsable associatif, conférencier, coach de jeunes.

Les jeunes, parlons-en justement. 


On vous appelle des demandeurs d’emplois alors que vous êtes des offreurs de talents, avec plein d’expériences privées, associatives et professionnelles, forts de plein d’amis qui vous adorent pour tout ça.

Et en face, il y a les recruteurs. On lit partout qu’ils sont sous tension, on encense les soft skills, on dit que le CV est dépassé. So what ?

Durant ce week-end, je veux prototyper une plateforme vous permettant de vous positionner en tant qu’offreurs de talents et de compétences, et qui donnera envie aux recruteurs de venir vous démarcher, et pas simplement l’inverse.

A nous d’imaginer
  • Un outil pour vous aider à identifier vos talents
  • Un stand virtuel pour vous présenter tel que vous êtes vraiment
  • Un parcours virtuel favorisant votre rencontre avec des recruteurs
Si vous vous reconnaissez dans ce pitch, ou si vous êtes développeur, gamer, graphiste, ou certificateur de talents, rejoignez-moi pour créer la plateforme de tous vos talents."


Vendredi, samedi, dimanche, des heures pour développer le projet


Ouf, mon projet a été sélectionné et il me reste à présent à recruter des talents qui vont m'aider à creuser le sujet et co-construire une solution. Un porteur de défi proche du mien me rejoint, puis un étudiant motivé, suivis par deux experts blockchain de Lille et Paris qui avaient suivi en distanciel une table-ronde "Parlons Blockchain" que j'avais proposée en animée début octobre dans le cadre des événements apprenants pré-HICamp. Quel rapport avec mon défi RH me direz-vous ? Et bien, je coache et soutiens déjà Hugo et sa startup, Prosoon, qui utilise cette technologie pour la certification des diplômes et des expériences. Aussi, fort de deux experts blockchain, mon défi pourrait très bien offrir des services complémentaires à ceux proposés par Hugo.

Hébergée dans une salle de cours de la Fac des sciences économiques et de gestion de l'Université de Strasbourg, notre équipe se met au travail et, après avoir fait connaissance et pris conscience des forces en présence, nous nous mettons au travail. 


Après avoir envisagé plusieurs scénarii, nous nous orientons vers une solution permettant à des jeunes de traduire leurs expérience et talents en compétences professionnels, complété par une plateforme favorisant la rencontre entre des offreurs de talents et de demandeurs de compétences.

Dimanche 27 novembre 2022, 16h, j'ai trois minutes pour démontrer l'intérêt de notre défi, sa faisabilité technologique et sa pertinence économique.  


Minuté et préenregistré pour pouvoir caler mon intervention sur les images défilantes, notre support de présentation est prêt. Je vais toutefois devoir le porter en solo car nos experts blockchain ont, comme prévu, repris le train en début d'après-midi pour rejoindre et profiter un peu de leurs familles le temps d'un dimanche soir. Mais je maîtrise le sujet et devrais pouvoir me débrouiller et même répondre aux questions du jury.


"P2 - 11’’ - Bonjour, je m’appelle Bernard, je suis manageur, prof de fac, responsable associatif, et je coache des jeunes. Et quand je vois tous ces talents inexploités, je me dis « Quel gâchis ! »

P3 - 13’’- D’autant plus qu’on voit bien que la rencontre est devenue complexe entre les jeunes et les employeurs. Un marché sous tension, surtout pour les peu diplômés, des soft skills dont tout le monde parle mais que peu mettent en œuvre, des CV dont certains ne veulent plus, une démission silencieuse qui se développe

P4 - 15’’ - Juste un chiffre : plus d’un million de personnes actives pas ou peu qualifiées sont au chômage en France, ils sont 96 000 rien que dans le Grand Est

P5 - 18’’ - Notre ADN ? Transformer les demandeurs d’emploi en autant d’offreurs de compétence !
Et favoriser la rencontre avec des offreurs d’emploi, c’est-à-dire des demandeurs de compétence. Notre plateforme, nous l’avons baptisée Offreurs2Talents.

P6 - 27’’ - Nous avons imaginé une plateforme où les offreurs de talent viennent avec des expériences brutes. Par exemple ils disent "moi j'encadre des minimes au foot". Sur notre plateforme, des coaches les aideront à traduire ces talents et expériences de vies en compétences utiles au monde professionnel. De plus, nous certifierons ces compétences.

De l'autre côté, les entreprises postent des offres d'emploi sur la plateforme. Là, c'est plus direct, on extrait des compétences avec de l’intelligence artificielle, et ensuite on fait du matching entre les compétences des uns et des autres.

P7 - 20’’ - Notre idée réside dans une plateforme participative déployée sur une blockchain.
Notre token récompensera les déposeurs de talents, mais aussi les coaches sous forme de Coach2Earn. 
Cette blockchain nous permettra aussi de tracer et certifier le matching entre recruteurs et recrutés. Ce matching des entreprises financera la plateforme et favorisera sa gouvernance distribuée : ses utilisateurs pourront ainsi proposer et voter pour les évolutions de la plateforme.

P8 - 12’’ - Nous comptons nous appuyer sur un écosystème de partenaires vertueux. Nous vous montrons ici des complémentarité Europe / France / Grand Est.

P19 - 11’’ - Enfin, nos partenaires industriels : nous nous appuyons sur la blockchain Tezos, peu onéreuse et sobre en énergie, sur Scalingo pour un cloud strasbourgeois, et Prosoon, une startup strasbourgeoise pour la certification des compétences.

P10 - 17’’ - Notre business modèle ? Les recruteurs financeront notre plateforme sous forme de commission par CV déposé et matché.

Après une première année de développements et d’expérimentation avec des prescripteurs et coaches, nous projetons de matcher 400 CDI dans le Grand Est, puis l’année suivante, par scalabilité géographique, 5000 CDI en France

P11 - 11’’ - Voilà l’équipe avec laquelle j’ai bossé ce week-end. Alors, « Tous ensemble, transformons les demandeurs d’emploi en offreurs de talents ! »

Merci"

Suite et fin ?

Il est 18h30 et le jury de de #HICamp2022 est revenu annoncé les résultats de cette nouvelle édition. Notre projet Offreurs2Talents n'a pas été récompensé. Apparemment, le jury a pensé que je le portais seul puisque j'avais été le seul à intervenir et qu'il n'a pas compris l’implication de vrais experts technologiques venus de Lille et Paris et d’un écosystème motivé. Dommage, il aurait été plus simple de me poser la question.

Peut être aussi que le jury n'a pas souhaité encourager un projet porté par un quasi sexagénaire déjà salarié d'une grosse entreprise. Ou peut-être bien que le thème ne semble pas être un problème pour notre société.

Humilité devant les faits, aussi, J'ai certainement dû mal pitcher notre projet qui était technologiquement très novateur. Tant pis.

En tous cas merci à ma team composée de Lucien HAMM, Arthur Guillon, Thomas Haessle, Christelle JOU-NTEUFA et Firmin AMEGEE. Et merci Johanna Rivière, Hugo Spiess, Véronique Balestra et Myriam Haddouf pour vos précieux conseils.

Et merci Yannick Jost et catherine Mosser pour l’organisation avec tous les coaches et bénévoles et sponsors.

#TheShowMustGoOn









samedi 25 juin 2022

Faire ou ne pas faire


Hier soir, après trois ans d’interruption, j’organisais une nouvelle édition d’un tournoi de foot interne pour mes collègues… pour la trentième fois et plus.

Comme je le leur écrivais il y a deux mois, « OK, l'ASES Football n'est plus mais le foot reste ma passion. Et quand je me promène dans les couloirs de ma boîte et que je croise des potes nostalgiques de ces instants heureux, l'envie m'a pris d'organiser une nouvelle fête interne autour du ballon rond, de ses joueuses et joueurs, de ses supportrices et supporters. »

Faire ou ne pas faire, ça c’est une bonne question

Organiser un événement en solo pour des collègues en 2022 était un pari que j’ai voulu prendre il y a deux mois. À l’heure où je lis partout que les salariés sont désabusés et désengagés. Que les générations actuelles se sont renfermées dans leur cocon confiné et netflixé. Que le boulot est une chose et que la vraie vie en est une autre. Bref, je voulais voir ce qu’il en était.

Hier soir, la fête a bien eu lieu et les sourires étaient au rendez-vous. Comme quoi, prendre l’initiative d’apporter un peu de moments-bonheurs à des collègues est encore possible pour peu qu’on le veuille.

Hier soir, c’était aussi le clap de fin de ma cinquantième saison de footballeur. Et c’est toujours la même émotion.

S’entraîner et jouer au foot les mercredis et samedi, puis manger et jouer au poker holdem, tout ça dix mois par an depuis des années avec mes potes de 30 ans. Et oui c’est vrai qu’on s’aime, mais aussi qu’on s’engueule, qu’on se fait la gueule, qu’on se rabiboche, qu’on fête les joies et qu’on se réunit dans les peines familiales, qu’on voit grandir et s’épanouir nos enfants qui ont même parfois partager un peu de notre vie d’association.

La Coupe du fair-play pour Valérie, L’incarnation d’un bénévolat véritable 

 Hier soir, j’ai remis une coupe au vainqueur mais j’ai surtout remis la Coupe du fair-play à Valérie, qui représente si bien ce que signifie le bénévolat, à l’image de tous mes complices du Comité de l’AS Musau, comme de tous les bénévoles que j’ai eu plaisir de manager du temps où je présidais l’ASES Football. 

Valérie est trésorière, mais elle est aussi là tous les mercredis et vendredis pour nous accueillir, nous servir et nous nourrir, ainsi que tous les samedis et dimanche pour satisfaire les footballeuses, les footballeurs et tous les accompagnants. Souvent ses cinq enfants lui donnent un coup de main. Son mari est également vice-président du club. Tout ça bénévolement. Et gratuitement. C’est bien plus que du fair-play mais cette Coupe est tellement méritée. 

13 millions de Français ont une activité bénévole au sein d'une association.

 Ce chiffre reste relativement stable depuis plus de dix ans. Et il est en grande progression chez les moins de 35 ans et chez les 35 ans-49 ans qui représentent chacun 22% des bénévoles associatifs.

À vous toutes et tous qui donnez de vos talents et de votre temps pour nous rendre heureux, et à tout âge, « Merci »

































 


jeudi 19 mai 2022

Le facteur humain dans les projets

J'avoue, je vois souvent autour de moi plein de projets et d'équipes-projets. Mais, en fait, je ne connais  que très peu d'équipe au sens où je le vis depuis 50 ans dans le monde associatif. Venant du sport collectif, pour moi, une équipe est un collectif de personnes volontaires qui se gère en capitalisant sur les forces et faibles de chacune et chacun, le capitaine étant idéalement coopté par ses pairs.


Le facteur humain est souvent délaissé au profit des seuls process. Comment y remédier ?

Dans les hackathons, très rapidement intervient la notion d'équipe et sa cohésion. Au Hacking Industry Camp, nous avons ainsi intégré dès le premier soir un exercice de cohésion d'équipe qui rythme d'emblée le parcours guidant les participants du Hacking Industry Camp. Cela est particulièrement utile et apprécié par des participants qui ne se connaissaient pas une heure plus tôt, qui ont décidé de se regrouper sur un projet durant 54h.
 

Portrait-robot

La séquence Portrait-robot que nous les invitons à suivre aide les participants d'une nouvelle équipe-projet à mieux se connaître pour capitaliser sur leurs forces et faiblesses tant individuelles que collectives.


En 45' (1h avec débriefing), chaque membre de la nouvelle équipe va prendre le temps de réfléchir à sa motivation à rejoindre cette équipe, ainsi qu'aux valeurs et talents qu'il va offrir  et mettre à disposition du collectif.

La nouvelle-équipe va ainsi pouvoir optimiser les forces de chacun au service de l'ambition du projet.

Une approche complémentaire que j'enseigne à mes étudiants vise à intégrer la psychologie de chaque membre d'une équipe. Pour faire simple et aller à l'essentiel, je m'appuie sur deux approches : la méthode VAK et le MBTI.
 

Le style d'apprentissage sensoriel : Visuel, auditif ou kinésthésique ?

Le modèle VAK fournit un inventaire de référence simple et rapide permettant d’évaluer les styles d’apprentissage préférés des personnes, mais aussi de concevoir des méthodes et des expériences d’apprentissage qui correspondent aux préférences des personnes.


  • Le style d’apprentissage visuel implique l’utilisation de choses vues ou observées, y compris des images, des diagrammes, des démonstrations, des affichages, des documents, des films, des tableaux à feuilles mobiles, etc.
  • Le style d’apprentissage auditif implique le transfert d’informations par l’écoute : de la parole, de soi ou des autres, des sons et des bruits.
  • L’apprentissage kinesthésique implique une expérience physique – toucher, sentir, tenir, faire, des expériences pratiques.

Alors, vous êtes plutôt visuel(le), auditif(ve) ou kinésthésique ? Faites le test VAK ! *
 

Les 16 types de personnalité MBTI

L’indicateur typologique de Myers-Briggs (MBTI®) Niveau I est basé sur la théorie des types psychologiques de Carl Jung et permet d’identifier sa préférence psychologique naturelle parmi les deux possibles sur chacune des quatre dimensions.

  • D’où tire-t-on son énergie ? Extraversion (E) ou Introversion (I)
  • Comment perçoit-on les choses ? Sensation (S) ou INtuition (N)
  • Comment prend-on ses décisions ? Pensée (T, thinking) ou Sentiment (F, feeling)
  • Comment aborde-t-on le monde ? Jugement (J) ou Perception (P)

Les quatre lettres qui composent votre type de personnalité vous aident à mieux vous connaître et à mieux comprendre vos interactions avec les autres.

Moi, je suis plutôt ENF(T)P. Et vous ? Faites le test MBTI ! *

Des métiers adaptés aux profils MBTI


Ces différents aspects doivent entrer dans les dynamiques de professionnalisation du management d'entités, comme du management de projet.
  

En conclusion...

  • Il y a très peu de chance que vos profils soient identiques au sein de votre équipe.
  • En cas d'incompréhension avec un autre membre de l'équipe (ou un proche), n'hésitez pas à vous appuyer sur vos différences psychologiques pour identifier la source potentielle du problème et corriger le tir.


Dans tous les cas, soyez sûr(e) d'une chose :

Si votre interlocuteur (collègue ou client ou autre) ne comprend pas ce que vous lui dites ou montrez, le responsable est toujours l’émetteur, donc vous !


* Ces tests rapides vous apporteront des indications mais n'auront aucune valeur définitive. Seul un examen poussé avec des experts de ces méthodologies pourrait vous apporter une connaissance précise et détaillée vous concernant.

 

jeudi 10 mars 2022

Mes convictions de facilitateur post-confinements

Le 4 mars dernier, j'organisais une rencontre sur Le management des collectifs et la facilitation dans « l’après confinements ». J'en ai profité pour partager mes convictions de facilitateur après ces périodes de confinements. Mais pour comprendre pourquoi j'en suis arrivé à ces convictions, un retour en arrière s'impose.

 
En 2015, j’ai eu le plaisir d'être coopter par Adeline Schwander pour intégrer la réflexion qu'elle menée notamment avec Philippe Schoen, Marcellin Grandjean et Jean-Luc Watzky. Leur idée était de fédérer des personnes persuadées que la collaboration est plus utile et efficace que le rapport de force, ceci afin de partager et faire découvrir des bonnes pratiques et des techniques collaboratives. C'est ainsi que nous avons co-fondé l'antenne Alsace de l'IAF (International Association of Facilitators).
 

De l'IAF aux Facilitateurs d'Alsace et aux Facilitateurs ÉS

 
A cette époque, je n'étais absolument pas facilitateur et n'avait aucune envie de le devenir. Par contre, j'étais persuadé que ces techniques et cette compétence devant irriguer la société pour l'aider à se transformer. J'en étais d'autant plus persuadé que mes activités me permettaient de faire entrer cette approche dans mes différents environnement : dans mon entreprise, dans les associations où j'étais engagé, et dans la démocratie participative comme l'expérience #MAVOIX m'a permis de le démontrer par l'action.
 
J'étais alors déterminé à élargir le cercle de nos membres IAF à des relations professionnelles que je savais pouvoir faire entrer dans cette dynamique de transformations de nos entreprises, "à l'insu de leur plein gré", comme je me plais souvent à le souligner.

En 2017, pour être plus souple et plus agile dans les rencontres que nous organisions, nous nous sommes éloignés de l'IAF pour co-fonder le collectif Les Facilitateurs d’Alsace.

Notre communauté d’intérêt reste ouverte à tous ceux qui pensent que la coopération est plus utile et efficace que le rapport de force. Nous nous sommes fixés trois objectifs :
  • Faire découvrir des techniques collaboratives
  • Promouvoir la facilitation en Alsace
  • Favoriser le partage de bonnes pratiques.
     
 
Cette même année 2017, après quelques années à EDF, je revenais dans le groupe ÉS en tant que Coordonnateur Innovation. Sans attendre, il m’a semblé important de créer des communautés de pratiques sur des technologies disruptives, mais aussi une Communauté de facilitateurs ÉS au sein de l’entreprise. En effet, il me semblait essentiel de repérer des facilitateurs en herbe et en devenir pour préparer les transformations que le groupe ÉS allaient voir mettre en œuvre.

Depuis, nous nous réunissons pour partager nos envies et ne apprentissages, mais aussi pour essayer d'agir dans notre entreprise, l'union faisant la force. 
 
Le confinement a accéléré nos rencontres en distanciels et nous avons rapidement enrichi notre boîte à outils avec ajouté de nombreuses techniques de facilitation en distanciel et en hybride.
 
Depuis quelques mois, notre crédibilité est avérée et nous sommes régulièrement sollicités pour accompagner des managers d'entités et des pilotes de projets pour les aider à faire avancer leurs équipes, 
 
Depuis l'an dernier, je mobilise une dizaine de bénévoles engagés des Facilitateurs d'Alsace et des Facilitateurs ÉS pour coacher et accompagner les équipes lors du Hacking Industry Camp, et plus récemment, lors du hackathon Revell'East, 
 

Retour d’expérience « post confinements » sur le management des collectifs et la facilitation. 

 
Le 4 mars dernier, pour notre rencontre des Facilitateurs ÉS, j'avais convié Christian Bollaert (Responsable du développement managérial et de l’évolution des modes de fonctionnement à Orange Nord-Est) et Albert Moukheiber (expert des neurosciences) pour un retour d’expérience « post confinements » sur le management des collectifs et la facilitation. Albert a en effet récemment participé aux travaux du collectif Cog'X sur "les confinements et le travail hybride qui ont contribué à briser de nombreuses dynamiques collectives, créant parfois un isolement important chez certains salariés, et fragilisant la relation de confiance entre un manager et ses collaborateurs". D'où mon envie de l'inviter à partager sa synthèse avec nous.
 
Pour la petite histoire, j'ai connu Albert en 2016 à La Rochelle où nous étions tout les deux talkers du TedX organisé par Thierry Le Pesant, Thiery qui était lui-même, l'un des cofondateurs de #MAVOIX.
Et quant à Christian Bollaert, c'est un de nos Facilitateurs d'Alsace, Khalil Chtourou, qui nous avait mis relation, persuadé que nous avons des choses à faire ensemble. La belle sérendipité que voilà !
 
Bref, le 4 mars, nous nous sommes retrouvés pour partager notre retour d’expérience « post confinements » sur le management des collectifs et la facilitation. Et pour introduire cette séquence, j'avais décidé de partager trois convictions que j'ai acquises aujourd'hui. 
  

Ma première conviction : le cloud et le big data induisent une collaboration des datas et donc des utilisateurs de ces datas

 
Nous sommes à l'heure de la 4ème révolution industrielle induite par les impacts exponentiels du big data et du cloud dans nos vie professionnelles et privées.

 
Ces mutations nous obligent à dé-siloter les données et les humains pour les rendre plus "intelligents". 

Nous passons de la coopération à la collaboration

 
Poussé par les technologies et les générations nés à l'heure des réseaux sociaux, les entreprises voient leurs modèles se transformer, passant d'une logique de coopération (à chacun sa partie du tout) à une logique de collaboration (le tout pour tous) et le développement du mode projet et du management de projet, dans les entreprises, mais aussi dans la vie publique et le monde associatif. 


Cette mutation se traduit par des transformations qui touchent à la fois les espaces de travail et les espaces virtuels (Microsoft 365, Slack, Atolia, ...) qui ont tous enrichi leurs fonctionnalités collaboratives.
 
 
Ces mêmes mutations nécessitent d'organiser et d'optimiser le collaboratif et l'intelligence collective, favorisant l'apport des compétences des facilitateurs.
 

Un facilitateur doit maîtriser des étapes, s’il veut être efficient et ne pas participer à du social washing

 
Après plusieurs années d'expérience, et en réfléchissant avec mes collègues facilitateurs d'ÉS, je suis arrivé à la conclusion que six étapes sont essentielles à une facilitation réussie, c'est-à-dire qui transforme réellement un collectif et une réflexion.

  1. Se mettre d’accord avec le vrai demandeur sur son problème à résoudre et ses attentes : les 5 why du sponsor.
  2. Proposer un plan d’actions dans la durée, souvent en plusieurs étapes.
  3. Si le plan d’actions intègre une ou + sessions d’intelligence collective, proposition de les designer : Accueil > Météo > Ice-breaker > Des séquences adaptées à l’avancée de la problématique et de solutions (séquences courtes et variées, alternant des temps de réflexion individuelle et collective, de divergence et de convergence > Séquence préparatoire de l’épisode souvent > Check out.
  4. Si le demandeur le souhaite, possibilité d’animer/faciliter les sessions, ou de briefer les facilitateurs.
  5. Si le demandeur souhaitait une prestation d’animation/animation, possibilité de rédiger les comptes-rendus (à éviter selon moi car ceci déresponsabilise le demandeur).
  6. Proposition d’organiser un debriefing et un retour d'expérience.
     

Mes apprentissages de facilitateurs post-confinements

Enfin, ces derniers mois m'ont également convaincus de six points complémentaires

  • Le collaboratif est une condition nécessaire à la mise en œuvre de l'open innovation et de l'entreprise étendue 
  • Le distanciel et l’hybride forment un nouveau paradigme, et non une rustine éphémère
  • Le facteur humain est au coeur de toute transformation. J'avais eu la chance de creuser ce sujet avec des industriels, sous l'impulsion de Mireille Hahnschutz (CCI Alsace Eurométropole), dans le cadre de la communauté Le facteur humain dans l'industrie du futur.
  • Le management 2022 nécessite une vraie confiance, vs une défiance qui tend pourtant à revenir dans l'après-confinements
  • Le distanciel a favorisé l'horizontalisation des relations entre managers et collaborateurs
  • Les confinements ont permis de valoriser la facilitation et les facilitateurs.
Voilà. N'hésitez pas à partager vos réactions. Au grand plaisir d'en discuter ensemble.

Enfin, voici le replay de notre rencontre du 4 mars 2022. Bon visionnage !



PS : Merci Edouard Siekierski (EDF), Régis Monot (Steelcase.) et mes amis facilitateurs Isabelle Cablé, Bertrand Boyon, Valérie Kaufenstein, Quitterie De Villepin, et tant d'autres.
 

Biblio / Webographie 

Communauté de pratique, intelligence collective

    Distanciel, hybride, télétravail…