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jeudi 19 mai 2022

Le facteur humain dans les projets

J'avoue, je vois souvent autour de moi plein de projets et d'équipes-projets. Mais, en fait, je ne connais  que très peu d'équipe au sens où je le vis depuis 50 ans dans le monde associatif. Venant du sport collectif, pour moi, une équipe est un collectif de personnes volontaires qui se gère en capitalisant sur les forces et faibles de chacune et chacun, le capitaine étant idéalement coopté par ses pairs.


Le facteur humain est souvent délaissé au profit des seuls process. Comment y remédier ?

Dans les hackathons, très rapidement intervient la notion d'équipe et sa cohésion. Au Hacking Industry Camp, nous avons ainsi intégré dès le premier soir un exercice de cohésion d'équipe qui rythme d'emblée le parcours guidant les participants du Hacking Industry Camp. Cela est particulièrement utile et apprécié par des participants qui ne se connaissaient pas une heure plus tôt, qui ont décidé de se regrouper sur un projet durant 54h.
 

Portrait-robot

La séquence Portrait-robot que nous les invitons à suivre aide les participants d'une nouvelle équipe-projet à mieux se connaître pour capitaliser sur leurs forces et faiblesses tant individuelles que collectives.


En 45' (1h avec débriefing), chaque membre de la nouvelle équipe va prendre le temps de réfléchir à sa motivation à rejoindre cette équipe, ainsi qu'aux valeurs et talents qu'il va offrir  et mettre à disposition du collectif.

La nouvelle-équipe va ainsi pouvoir optimiser les forces de chacun au service de l'ambition du projet.

Une approche complémentaire que j'enseigne à mes étudiants vise à intégrer la psychologie de chaque membre d'une équipe. Pour faire simple et aller à l'essentiel, je m'appuie sur deux approches : la méthode VAK et le MBTI.
 

Le style d'apprentissage sensoriel : Visuel, auditif ou kinésthésique ?

Le modèle VAK fournit un inventaire de référence simple et rapide permettant d’évaluer les styles d’apprentissage préférés des personnes, mais aussi de concevoir des méthodes et des expériences d’apprentissage qui correspondent aux préférences des personnes.


  • Le style d’apprentissage visuel implique l’utilisation de choses vues ou observées, y compris des images, des diagrammes, des démonstrations, des affichages, des documents, des films, des tableaux à feuilles mobiles, etc.
  • Le style d’apprentissage auditif implique le transfert d’informations par l’écoute : de la parole, de soi ou des autres, des sons et des bruits.
  • L’apprentissage kinesthésique implique une expérience physique – toucher, sentir, tenir, faire, des expériences pratiques.

Alors, vous êtes plutôt visuel(le), auditif(ve) ou kinésthésique ? Faites le test VAK ! *
 

Les 16 types de personnalité MBTI

L’indicateur typologique de Myers-Briggs (MBTI®) Niveau I est basé sur la théorie des types psychologiques de Carl Jung et permet d’identifier sa préférence psychologique naturelle parmi les deux possibles sur chacune des quatre dimensions.

  • D’où tire-t-on son énergie ? Extraversion (E) ou Introversion (I)
  • Comment perçoit-on les choses ? Sensation (S) ou INtuition (N)
  • Comment prend-on ses décisions ? Pensée (T, thinking) ou Sentiment (F, feeling)
  • Comment aborde-t-on le monde ? Jugement (J) ou Perception (P)

Les quatre lettres qui composent votre type de personnalité vous aident à mieux vous connaître et à mieux comprendre vos interactions avec les autres.

Moi, je suis plutôt ENF(T)P. Et vous ? Faites le test MBTI ! *

Des métiers adaptés aux profils MBTI


Ces différents aspects doivent entrer dans les dynamiques de professionnalisation du management d'entités, comme du management de projet.
  

En conclusion...

  • Il y a très peu de chance que vos profils soient identiques au sein de votre équipe.
  • En cas d'incompréhension avec un autre membre de l'équipe (ou un proche), n'hésitez pas à vous appuyer sur vos différences psychologiques pour identifier la source potentielle du problème et corriger le tir.


Dans tous les cas, soyez sûr(e) d'une chose :

Si votre interlocuteur (collègue ou client ou autre) ne comprend pas ce que vous lui dites ou montrez, le responsable est toujours l’émetteur, donc vous !


* Ces tests rapides vous apporteront des indications mais n'auront aucune valeur définitive. Seul un examen poussé avec des experts de ces méthodologies pourrait vous apporter une connaissance précise et détaillée vous concernant.

 

jeudi 10 mars 2022

Mes convictions de facilitateur post-confinements

Le 4 mars dernier, j'organisais une rencontre sur Le management des collectifs et la facilitation dans « l’après confinements ». J'en ai profité pour partager mes convictions de facilitateur après ces périodes de confinements. Mais pour comprendre pourquoi j'en suis arrivé à ces convictions, un retour en arrière s'impose.

 
En 2015, j’ai eu le plaisir d'être coopter par Adeline Schwander pour intégrer la réflexion qu'elle menée notamment avec Philippe Schoen, Marcellin Grandjean et Jean-Luc Watzky. Leur idée était de fédérer des personnes persuadées que la collaboration est plus utile et efficace que le rapport de force, ceci afin de partager et faire découvrir des bonnes pratiques et des techniques collaboratives. C'est ainsi que nous avons co-fondé l'antenne Alsace de l'IAF (International Association of Facilitators).
 

De l'IAF aux Facilitateurs d'Alsace et aux Facilitateurs ÉS

 
A cette époque, je n'étais absolument pas facilitateur et n'avait aucune envie de le devenir. Par contre, j'étais persuadé que ces techniques et cette compétence devant irriguer la société pour l'aider à se transformer. J'en étais d'autant plus persuadé que mes activités me permettaient de faire entrer cette approche dans mes différents environnement : dans mon entreprise, dans les associations où j'étais engagé, et dans la démocratie participative comme l'expérience #MAVOIX m'a permis de le démontrer par l'action.
 
J'étais alors déterminé à élargir le cercle de nos membres IAF à des relations professionnelles que je savais pouvoir faire entrer dans cette dynamique de transformations de nos entreprises, "à l'insu de leur plein gré", comme je me plais souvent à le souligner.

En 2017, pour être plus souple et plus agile dans les rencontres que nous organisions, nous nous sommes éloignés de l'IAF pour co-fonder le collectif Les Facilitateurs d’Alsace.

Notre communauté d’intérêt reste ouverte à tous ceux qui pensent que la coopération est plus utile et efficace que le rapport de force. Nous nous sommes fixés trois objectifs :
  • Faire découvrir des techniques collaboratives
  • Promouvoir la facilitation en Alsace
  • Favoriser le partage de bonnes pratiques.
     
 
Cette même année 2017, après quelques années à EDF, je revenais dans le groupe ÉS en tant que Coordonnateur Innovation. Sans attendre, il m’a semblé important de créer des communautés de pratiques sur des technologies disruptives, mais aussi une Communauté de facilitateurs ÉS au sein de l’entreprise. En effet, il me semblait essentiel de repérer des facilitateurs en herbe et en devenir pour préparer les transformations que le groupe ÉS allaient voir mettre en œuvre.

Depuis, nous nous réunissons pour partager nos envies et ne apprentissages, mais aussi pour essayer d'agir dans notre entreprise, l'union faisant la force. 
 
Le confinement a accéléré nos rencontres en distanciels et nous avons rapidement enrichi notre boîte à outils avec ajouté de nombreuses techniques de facilitation en distanciel et en hybride.
 
Depuis quelques mois, notre crédibilité est avérée et nous sommes régulièrement sollicités pour accompagner des managers d'entités et des pilotes de projets pour les aider à faire avancer leurs équipes, 
 
Depuis l'an dernier, je mobilise une dizaine de bénévoles engagés des Facilitateurs d'Alsace et des Facilitateurs ÉS pour coacher et accompagner les équipes lors du Hacking Industry Camp, et plus récemment, lors du hackathon Revell'East, 
 

Retour d’expérience « post confinements » sur le management des collectifs et la facilitation. 

 
Le 4 mars dernier, pour notre rencontre des Facilitateurs ÉS, j'avais convié Christian Bollaert (Responsable du développement managérial et de l’évolution des modes de fonctionnement à Orange Nord-Est) et Albert Moukheiber (expert des neurosciences) pour un retour d’expérience « post confinements » sur le management des collectifs et la facilitation. Albert a en effet récemment participé aux travaux du collectif Cog'X sur "les confinements et le travail hybride qui ont contribué à briser de nombreuses dynamiques collectives, créant parfois un isolement important chez certains salariés, et fragilisant la relation de confiance entre un manager et ses collaborateurs". D'où mon envie de l'inviter à partager sa synthèse avec nous.
 
Pour la petite histoire, j'ai connu Albert en 2016 à La Rochelle où nous étions tout les deux talkers du TedX organisé par Thierry Le Pesant, Thiery qui était lui-même, l'un des cofondateurs de #MAVOIX.
Et quant à Christian Bollaert, c'est un de nos Facilitateurs d'Alsace, Khalil Chtourou, qui nous avait mis relation, persuadé que nous avons des choses à faire ensemble. La belle sérendipité que voilà !
 
Bref, le 4 mars, nous nous sommes retrouvés pour partager notre retour d’expérience « post confinements » sur le management des collectifs et la facilitation. Et pour introduire cette séquence, j'avais décidé de partager trois convictions que j'ai acquises aujourd'hui. 
  

Ma première conviction : le cloud et le big data induisent une collaboration des datas et donc des utilisateurs de ces datas

 
Nous sommes à l'heure de la 4ème révolution industrielle induite par les impacts exponentiels du big data et du cloud dans nos vie professionnelles et privées.

 
Ces mutations nous obligent à dé-siloter les données et les humains pour les rendre plus "intelligents". 

Nous passons de la coopération à la collaboration

 
Poussé par les technologies et les générations nés à l'heure des réseaux sociaux, les entreprises voient leurs modèles se transformer, passant d'une logique de coopération (à chacun sa partie du tout) à une logique de collaboration (le tout pour tous) et le développement du mode projet et du management de projet, dans les entreprises, mais aussi dans la vie publique et le monde associatif. 


Cette mutation se traduit par des transformations qui touchent à la fois les espaces de travail et les espaces virtuels (Microsoft 365, Slack, Atolia, ...) qui ont tous enrichi leurs fonctionnalités collaboratives.
 
 
Ces mêmes mutations nécessitent d'organiser et d'optimiser le collaboratif et l'intelligence collective, favorisant l'apport des compétences des facilitateurs.
 

Un facilitateur doit maîtriser des étapes, s’il veut être efficient et ne pas participer à du social washing

 
Après plusieurs années d'expérience, et en réfléchissant avec mes collègues facilitateurs d'ÉS, je suis arrivé à la conclusion que six étapes sont essentielles à une facilitation réussie, c'est-à-dire qui transforme réellement un collectif et une réflexion.

  1. Se mettre d’accord avec le vrai demandeur sur son problème à résoudre et ses attentes : les 5 why du sponsor.
  2. Proposer un plan d’actions dans la durée, souvent en plusieurs étapes.
  3. Si le plan d’actions intègre une ou + sessions d’intelligence collective, proposition de les designer : Accueil > Météo > Ice-breaker > Des séquences adaptées à l’avancée de la problématique et de solutions (séquences courtes et variées, alternant des temps de réflexion individuelle et collective, de divergence et de convergence > Séquence préparatoire de l’épisode souvent > Check out.
  4. Si le demandeur le souhaite, possibilité d’animer/faciliter les sessions, ou de briefer les facilitateurs.
  5. Si le demandeur souhaitait une prestation d’animation/animation, possibilité de rédiger les comptes-rendus (à éviter selon moi car ceci déresponsabilise le demandeur).
  6. Proposition d’organiser un debriefing et un retour d'expérience.
     

Mes apprentissages de facilitateurs post-confinements

Enfin, ces derniers mois m'ont également convaincus de six points complémentaires

  • Le collaboratif est une condition nécessaire à la mise en œuvre de l'open innovation et de l'entreprise étendue 
  • Le distanciel et l’hybride forment un nouveau paradigme, et non une rustine éphémère
  • Le facteur humain est au coeur de toute transformation. J'avais eu la chance de creuser ce sujet avec des industriels, sous l'impulsion de Mireille Hahnschutz (CCI Alsace Eurométropole), dans le cadre de la communauté Le facteur humain dans l'industrie du futur.
  • Le management 2022 nécessite une vraie confiance, vs une défiance qui tend pourtant à revenir dans l'après-confinements
  • Le distanciel a favorisé l'horizontalisation des relations entre managers et collaborateurs
  • Les confinements ont permis de valoriser la facilitation et les facilitateurs.
Voilà. N'hésitez pas à partager vos réactions. Au grand plaisir d'en discuter ensemble.

Enfin, voici le replay de notre rencontre du 4 mars 2022. Bon visionnage !



PS : Merci Edouard Siekierski (EDF), Régis Monot (Steelcase.) et mes amis facilitateurs Isabelle Cablé, Bertrand Boyon, Valérie Kaufenstein, Quitterie De Villepin, et tant d'autres.
 

Biblio / Webographie 

Communauté de pratique, intelligence collective

    Distanciel, hybride, télétravail…

    vendredi 24 décembre 2021

    Fier de nos jeunes


     

    15 de mes étudiants ont participé au Hacking Industry Camp. J'ai voulu mieux comprendre leurs motivations et connaître leurs apprentissages.

    Pour alimenter en talents les entreprises de notre territoire, Catherine LEDIG a dès 1999 créé des filières innovantes à l’Université de Strasbourg. Master en Commerce électronique à l’Ecole de Management Strasbourg, puis quatre masters à la Faculté de droit, de sciences politiques et de gestion de Strasbourg : Commerce électronique (COMELEC), mais aussi Droit de l’économie numérique (DEN), Droit et gestion des énergies et du développement durable (DGEDD), et depuis peu, Cyberjustice. Pour parfaire ce cursus, les étudiants doivent présenter un projet d’entrepreneur Pépite Etena pour décrocher leur diplôme.

    J’ai eu la chance de bénéficier de cette formation COMELEC en 2003 pour contribuer, à mon échelle, à la transformation de ma boîte. J'avais d’ailleurs dans la foulée recruter deux autres diplômés pour créer ce qui fut le Pôle e-business de ma boîte (poke Tanguy DE JANS, Sendil SINIVASSANE, Emmanuelle Fuhrmann) et ouvrir notre Intranet, nos sites Internet et nos agences en ligne pour faciliter la relation digitale avec nos clients.

    Dans la foulée, Catherine m’a proposé de transmettre mes connaissances et mon expérience aux étudiants de ces filières. Et depuis l’an dernier, avec Christophe Bessin, nous coachons les projets entrepreneuriaux Etena de nos 60 étudiants.

    Dans ma vie professionnelle, je suis en charge de l’innovation à ÉS et, à ce titre, j’ai le plaisir de co-organiser le Hacking Industry Camp, un hackathon de l’innovation annuel co-créé par ÉS et Alsace Digitale afin de booster l’open-innovation et la dynamique économique et sociale en Alsace.

    C’est donc tout naturellement que j’incite fortement mes étudiants à y participer. Le message que je leur distille est simple. « Dans quelques mois, vous pensez entrer dans la vie professionnelle. Or, votre vie professionnelle n'attend pas vos diplômes ou votre embauche pour commencer. Et le Hacking Industry Camp est un sacré accélérateur de développement personnel et professionnel pour vous le démontrer.

    Lors du Hacking Industry Camp de novembre 2021, 15 des 60 étudiants y ont participé. Ils ont osé porter 7 des 26 projets présentés et leurs défis ont décroché 3 des 10 récompenses finales. En tout, 11 des 15 étudiants participants ont été récompensés !

    Motivations et apprentissages des étudiants


    Au-delà des chiffres, je leur ai transmis une rapide enquête pour mieux connaître leurs apprentissages. En résumé : confiance en soi, nouvelles compétences méconnues, multi-tâches, force d’un groupe hétéroclite, puissance de l’intelligence collective, capacité de se surpasser, gestion d’équipe, importance des coaches.
      

    Ce qu’ils ont aimé

    • Le réseautage ! Nous sommes arrivés à 3, nous avons quitté le HIC avec une équipe solide (10 personnes) et motivé pour développer notre idée jusqu'à la réaliser. Ouadii
    • J'ai particulièrement apprécié travailler en collaboration avec d'autres étudiants ayant un profil différent du mien. Nous avons tous pu apprendre les uns des autres et donc accroître nos compétences. Manon
    • Le concept du HIC : ça m’a permis de concrétiser mes connaissances théoriques acquises durant mon master. Notamment les questions inhérentes au marketing, UX, BMC… Zakaria
    • J'ai aimé le fait de pouvoir travailler à fond pendant 54h : je n'ai jamais été aussi productive de ma vie. Alexia
    • Travail en petit groupe sur un problème concret. Marion
    • J'ai beaucoup aimé l'ambiance d'échange, de partage des connaissances, la possibilité de mettre en pratique des connaissances plus théoriques et d'avoir un feedback rapide et varié, l'obtention d'une expérience de gestion de projet et des difficultés qui peuvent survenir au sein d'une même équipe. Rafael

     
    Un commentaire sur votre équipe ?

    • Ce n'est pas qu'une simple équipe, c'est devenu une FAMILLE ! Ouadii
    • Ils se sont tous appropriés le projet et ont fourni un travail qualitatif. Dès le premier soir, il y a eu une cohésion de groupe et une volonté de travailler tous ensemble. Manon
    • Très heureux d'avoir pu rencontrer des étudiants d'autres domaines et d'âges différents, ce qui donnait lieu à des discussions intéressantes, avec des points de vue variés. J'ai remarqué que chacun venait avec un objectif en tête, comme sortir de sa zone de confort ou développer une compétence particulière, ce qui donnait une belle expérience ! Branscôme
    • Notre équipe était composé d’étudiants aux profils très divers (développeur, développeur-data, développeur-designer, 1° année en école d’ingénieur, M2 Droits Économie Numérique). Pour autant, on a su travailler tous ensemble pour faire grandir le projet. Seul petit point à souligner, en raison de la diversité des profils, on a pu avoir quelques quiproquos puisque certains termes n’ont pas la même signification/définition en fonction des profils. Lisa
    • De super rencontres et un week-end génial ! Et un travail récompensé avec un prix à la clé. Alexia

     
    Quels sont les 2-3 trucs que vous avez appris de vous-même entre le 5 et le 7/11/21 ?

    • Je sais pitcher, je ne me croyais pas capable de le faire, et pourtant ! J'aime permettre aux autres de donner le meilleur d'eux-mêmes. Ouadlii
    • J'ai appris que je pouvais travailler en collaboration et me surpasser. J'ai aussi compris que dans ces moments-là, il faut avoir confiance en soi et ne pas se sous-estimer. Manon
    • Un projet nécessite réellement une intelligence collective, diverses compétences. Chacun travail dans son domaine et le résultat final représente un travail collectif dont chacun aura apporté sa pierre à l’édifice. Zakaria
    • Je pense pouvoir gérer une équipe. Branscôme
    • Que l’émulation autours d’un projet me pousse à me donner à fond pour le concrétiser. Lisa
    • Ma capacité à être "multi-tâches" Avoir enfin pu mettre en pratique ce que j'ai appris pendant mes études. Alexia
    • Je suis capable d'élaborer un projet en équipe en deux jours et d'être force de propositions au sein de mon équipe. Marion
    • Je suis capable d'occuper un rôle plus de leadership en équipe et communiquer avec les différents membres. Je peux présenter à l'oral des résultats. Rafael

    Les résultats du Hacking Industry Camp 2021 auquel participaient mes étudiants


    Prix d’accompagnement coaching (Scalingo, 1kubator, SEMAI/Grand E-nov, Impact Positif, ÉS, Orange, CCI Alsace Eurométropole, Alsace Business Angel, Agora Calycé)
    1er Prix : Koolkiper (Marion Campion)
    2ème Prix : Eye-Cam
    3ème Prix : Te vautre pas (Antoine Rebesco)
    4ème Prix : Pollen Track
    5ème Prix : Stay with us (Vincent Oscar)

    Prix Fun
    Meilleure Solution de Service (ÉS) : Be Confident (Lisa Mirmand, Alexia Nay)
    Meilleure proposition IoT (ITS Future / Agora Calycé) : Cluster IoT
    Prix IA (Telecom Physique Strasbourg) : PASSage
    Meilleur prototype (Scalingo) : EtuPlay (Branscôme Labarre, Hector Marmolejo Gutierrez)
    Meilleur pitch (Orange) : AllCards (Diane Lechevranton, Zoé Auger, Léonie Zaegel, Laura Fèvre)
    Prix du public (Biscuiterie Albisser) : Te vautre pas (Antoine)
    Prix d'encouragement personnel au projet Néo (Ouadii ALAMI-MCHICHI, Martin Brandy, Manon Deremetz), ainsi qu'à Rafael Winling qui a brillamment pitché le projet d'IA sur l'analyse des maladies bactériennes et à Ines Ayivi qui a apporté ses talents et convictions au projet In visible !


    #fierdenosjeunes








    samedi 25 septembre 2021

    Manager ou animateur ?


    Cette semaine, après avoir préparé et animé huit heures de webinaires, deux heures de réunions physiques, une heure de Café Parlote et huit heures de cours pour des masters 2, je me suis souvenu de mes années d'animateur radio et le parallèle m'a alors semblé évident entre ma vie d'avant et ma vie depuis cette crise sanitaire.

    Ces webinaires me font particulièrement penser aux émissions de radio que je préparais longuement et que j’animais il y a trente-cinq ans sur Canal 15.

    Comment capter et retenir les participants d’une visio auxquels on demande de couper leur caméra ?


    C’est un vrai nouveau sujet qui me passionne depuis qu’il est devenu d’actualité avec le premier confinement.

    C’est un vrai sujet car j’entends beaucoup de managers et de profs se plaindre que les participants à leurs réunions et cours font autre chose pendant qu’ils leur parlent. À ceux-là, je dis que leurs participants ont bien raison et qu’ils n’ont qu’à organiser et animer de vraies « non-réunions » participatives, ou sinon de leur envoyer par mail leurs doctes paroles.

    Quand j’étais animateur radio, je ne voyais pas mes auditeurs et je m’assurais d’abord que l’émission était bien diffusée sur les ondes avec la qualité adéquates. Déjà à l’époque, je peaufinais le design de mes heures d’antenne pour satisfaire les auditeurs et leur donner envie non seulement de rester, mais aussi de me retrouver la semaine suivante.

    Les trucs et astuces des animateurs radio devraient être davantage étudiés par les organisateurs de réunions.


    Vous me direz que "le sujet n’est plus d’actualité avec le retour du présentiel et des réunions du monde d’avant ?" Alors je vous répondrais : "Ah bon ? Vos participants n’ont pas leur ordinateur face à vous ? Et vous trouvez ça insupportable ?"

    Mon premier chef m’expliquait que pour bien communiquer il fallait respecter trois règles :
    1. L’humilité devant les faits
    2. L’humilité devant les faits
    3. L’humilité devant les faits.

    Sages conseils.