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samedi 14 janvier 2023

Offreurs de talents, ou le recrutement inversé


Quand je vois que chaque année, 100 000 jeunes sortent du système scolaire sans emploi ni qualification, qu'ils galèrent et dépriment, cela m'horripile. Et pourtant, ce n'est pas le boulot qui manque en ces temps de reprise post-COVID. Alors l'an dernier, j'ai voulu challenger la dynamique de recrutement des entreprises à l'occasion du Hacking Industry Camp, un évènement de 54h organisé chaque année à Strasbourg et destiné à bousculer les idées et à faire émerger de nouveaux projets.

Pour celles et ceux qui me connaissent, vous le savez, le facteur humain est un sujet qui me passionne et pour lequel je mobilise une grande part de mon énergie : en tant que salarié dans mon entreprise, en tant que prof, en tant que coache de mini-entreprise ou de startups, ou en tant que bénévole engagé dans des associations sportives, dans la facilitation ou dans le développement de talents cachés.

A l'aube de mes 60 balais, je suis arrivé à un stade où mes différentes vies ont fini par converger et cela me permet de mobiliser mes talents acquis au profit des projets qui me tiennent vraiment à coeur.

On propose plein d'offres d'emploi et on ne trouve pas !

Pour le Hacking Industry Camp 2021 déjà, j'avais envisagé de porter un défi visant à trouver une solution pour aider mon entreprise à aller chercher les demandeurs d'emploi dans leur parcours de vie plutôt que de les inciter à venir sur notre site web, sur un stand de job dating ou à réagir à une de nos offres d'emploi. Mais pour diverses raisons, j'étais parti sur un autre projet.

Et puis cette année, en préparant le #HICamp 2022 avec Yannick et Franck, mes potes d'Alsace Digitale, j'ai repris mon projet pour finalement complètement le transformer et inverser le paradigme en zoomant ma caméra sur les jeunes, notamment ceux que je côtoie dans les clubs de foot des quartiers en difficulté de ma ville, ceux que j'accompagne à l'École de la Deuxième Chance, et les enfants de mes potes qui sont eux aussi en galère et désorientés face aux défis de ce monde que, nous, leurs parents, ne semblent pas prendre au sérieux, à leurs yeux. 

Hacking Industry Camp, vendredi 25 novembre 2022, 18h30, j'ai une minute pour pitcher et convaincre les participants de retenir mon défi parmi les projets qui auront le droit d'être challengés pendant les 54 heures du hackathon. Seul en scène, je me lance.



"Bonjour, je m’appelle Bernard et j’ai la chance d’avoir plusieurs vies : manageur, prof de fac, responsable associatif, conférencier, coach de jeunes.

Les jeunes, parlons-en justement. 


On vous appelle des demandeurs d’emplois alors que vous êtes des offreurs de talents, avec plein d’expériences privées, associatives et professionnelles, forts de plein d’amis qui vous adorent pour tout ça.

Et en face, il y a les recruteurs. On lit partout qu’ils sont sous tension, on encense les soft skills, on dit que le CV est dépassé. So what ?

Durant ce week-end, je veux prototyper une plateforme vous permettant de vous positionner en tant qu’offreurs de talents et de compétences, et qui donnera envie aux recruteurs de venir vous démarcher, et pas simplement l’inverse.

A nous d’imaginer
  • Un outil pour vous aider à identifier vos talents
  • Un stand virtuel pour vous présenter tel que vous êtes vraiment
  • Un parcours virtuel favorisant votre rencontre avec des recruteurs
Si vous vous reconnaissez dans ce pitch, ou si vous êtes développeur, gamer, graphiste, ou certificateur de talents, rejoignez-moi pour créer la plateforme de tous vos talents."


Vendredi, samedi, dimanche, des heures pour développer le projet


Ouf, mon projet a été sélectionné et il me reste à présent à recruter des talents qui vont m'aider à creuser le sujet et co-construire une solution. Un porteur de défi proche du mien me rejoint, puis un étudiant motivé, suivis par deux experts blockchain de Lille et Paris qui avaient suivi en distanciel une table-ronde "Parlons Blockchain" que j'avais proposée en animée début octobre dans le cadre des événements apprenants pré-HICamp. Quel rapport avec mon défi RH me direz-vous ? Et bien, je coache et soutiens déjà Hugo et sa startup, Prosoon, qui utilise cette technologie pour la certification des diplômes et des expériences. Aussi, fort de deux experts blockchain, mon défi pourrait très bien offrir des services complémentaires à ceux proposés par Hugo.

Hébergée dans une salle de cours de la Fac des sciences économiques et de gestion de l'Université de Strasbourg, notre équipe se met au travail et, après avoir fait connaissance et pris conscience des forces en présence, nous nous mettons au travail. 


Après avoir envisagé plusieurs scénarii, nous nous orientons vers une solution permettant à des jeunes de traduire leurs expérience et talents en compétences professionnels, complété par une plateforme favorisant la rencontre entre des offreurs de talents et de demandeurs de compétences.

Dimanche 27 novembre 2022, 16h, j'ai trois minutes pour démontrer l'intérêt de notre défi, sa faisabilité technologique et sa pertinence économique.  


Minuté et préenregistré pour pouvoir caler mon intervention sur les images défilantes, notre support de présentation est prêt. Je vais toutefois devoir le porter en solo car nos experts blockchain ont, comme prévu, repris le train en début d'après-midi pour rejoindre et profiter un peu de leurs familles le temps d'un dimanche soir. Mais je maîtrise le sujet et devrais pouvoir me débrouiller et même répondre aux questions du jury.


"P2 - 11’’ - Bonjour, je m’appelle Bernard, je suis manageur, prof de fac, responsable associatif, et je coache des jeunes. Et quand je vois tous ces talents inexploités, je me dis « Quel gâchis ! »

P3 - 13’’- D’autant plus qu’on voit bien que la rencontre est devenue complexe entre les jeunes et les employeurs. Un marché sous tension, surtout pour les peu diplômés, des soft skills dont tout le monde parle mais que peu mettent en œuvre, des CV dont certains ne veulent plus, une démission silencieuse qui se développe

P4 - 15’’ - Juste un chiffre : plus d’un million de personnes actives pas ou peu qualifiées sont au chômage en France, ils sont 96 000 rien que dans le Grand Est

P5 - 18’’ - Notre ADN ? Transformer les demandeurs d’emploi en autant d’offreurs de compétence !
Et favoriser la rencontre avec des offreurs d’emploi, c’est-à-dire des demandeurs de compétence. Notre plateforme, nous l’avons baptisée Offreurs2Talents.

P6 - 27’’ - Nous avons imaginé une plateforme où les offreurs de talent viennent avec des expériences brutes. Par exemple ils disent "moi j'encadre des minimes au foot". Sur notre plateforme, des coaches les aideront à traduire ces talents et expériences de vies en compétences utiles au monde professionnel. De plus, nous certifierons ces compétences.

De l'autre côté, les entreprises postent des offres d'emploi sur la plateforme. Là, c'est plus direct, on extrait des compétences avec de l’intelligence artificielle, et ensuite on fait du matching entre les compétences des uns et des autres.

P7 - 20’’ - Notre idée réside dans une plateforme participative déployée sur une blockchain.
Notre token récompensera les déposeurs de talents, mais aussi les coaches sous forme de Coach2Earn. 
Cette blockchain nous permettra aussi de tracer et certifier le matching entre recruteurs et recrutés. Ce matching des entreprises financera la plateforme et favorisera sa gouvernance distribuée : ses utilisateurs pourront ainsi proposer et voter pour les évolutions de la plateforme.

P8 - 12’’ - Nous comptons nous appuyer sur un écosystème de partenaires vertueux. Nous vous montrons ici des complémentarité Europe / France / Grand Est.

P19 - 11’’ - Enfin, nos partenaires industriels : nous nous appuyons sur la blockchain Tezos, peu onéreuse et sobre en énergie, sur Scalingo pour un cloud strasbourgeois, et Prosoon, une startup strasbourgeoise pour la certification des compétences.

P10 - 17’’ - Notre business modèle ? Les recruteurs financeront notre plateforme sous forme de commission par CV déposé et matché.

Après une première année de développements et d’expérimentation avec des prescripteurs et coaches, nous projetons de matcher 400 CDI dans le Grand Est, puis l’année suivante, par scalabilité géographique, 5000 CDI en France

P11 - 11’’ - Voilà l’équipe avec laquelle j’ai bossé ce week-end. Alors, « Tous ensemble, transformons les demandeurs d’emploi en offreurs de talents ! »

Merci"

Suite et fin ?

Il est 18h30 et le jury de de #HICamp2022 est revenu annoncé les résultats de cette nouvelle édition. Notre projet Offreurs2Talents n'a pas été récompensé. Apparemment, le jury a pensé que je le portais seul puisque j'avais été le seul à intervenir et qu'il n'a pas compris l’implication de vrais experts technologiques venus de Lille et Paris et d’un écosystème motivé. Dommage, il aurait été plus simple de me poser la question.

Peut être aussi que le jury n'a pas souhaité encourager un projet porté par un quasi sexagénaire déjà salarié d'une grosse entreprise. Ou peut-être bien que le thème ne semble pas être un problème pour notre société.

Humilité devant les faits, aussi, J'ai certainement dû mal pitcher notre projet qui était technologiquement très novateur. Tant pis.

En tous cas merci à ma team composée de Lucien HAMM, Arthur Guillon, Thomas Haessle, Christelle JOU-NTEUFA et Firmin AMEGEE. Et merci Johanna Rivière, Hugo Spiess, Véronique Balestra et Myriam Haddouf pour vos précieux conseils.

Et merci Yannick Jost et catherine Mosser pour l’organisation avec tous les coaches et bénévoles et sponsors.

#TheShowMustGoOn









samedi 22 janvier 2022

Transmettre, c’est aussi recevoir


Quand un étudiant me demande d’être son correcteur pour un dossier technique, il ne m’impose pas un boulot que je dois assurer gratuitement : il m’offre un cadeau !

 
Dans le cadre des Masters autour du droit numérique dans lesquels j’interviens, je peux être amener à corriger des dossiers techniques, si des étudiants me le demandent et si je leur donne mon accord.

C’est ce que je fais si le sujet m’intéresse et qu’il aborde une thématique dans l’air du temps, Just in time, au bon moment et au bon endroit.

En leur donnant mon accord, je leur écris toujours ceci : « J’attends de vous que vous apportiez une valeur ajoutée à votre dossier, au-delà- d’une « simple » synthèse de l’actualité de la thématique, en y ajoutant notamment vos propres réflexions actuelles et prospectives. Vous pourrez alors le publier ensuite sur un blog et sur votre compte LinkedIn, et même ajouter une ligne sur votre CV en pointant le lien vers votre article. Je me ferai alors un plaisir, s'il est bon mais je n'en doute pas, de pointer votre blog personnel auprès de mon réseau concerné par la thématique. Cela vous challengera. Ou pas. »

Depuis ce début 2022, j’ai eu le plaisir de lire et corriger trois merveilleux cadeaux.

Parmi les dossiers reçus fin d’années, j’ai commencé par trois d’entre eux dont la thématique me passionne.

Fonctionnement et principaux enjeux de la voiture autonome
(Manon Deremetz - Master 2 Droit de l’économie numérique – Faculté de Droit de l’Université de Strasbourg)

 
Si la mobilité bas carbone des véhicules est l’un des enjeux de réussite de la transition énergétique, les évolutions des technologies et des télécommunications transforment le secteur de l’automobile. Le dossier de Manon venait à point nommé et elle a réussi à dresser un large panorama des différents degrés d’automatisation, des technologies en jeu, ainsi que des aspects cyber-sécuritaires et éthiques. Ce qui me semblait clair m’est aujourd’hui bien plus précis.

« Étonnamment, le monde de l’automobile, des nouvelles technologies, des équipements s’est joint afin de les résoudre, conclut Manon. La voiture autonome est par conséquent le fruit de grandes collaborations et alliances. A la lumière des avancées, ces dernières n’auraient pu voir le jour si chacun avait travaillé sur le sujet de manière solitaire. C’est grâce à ces nouvelles technologies que les règles s’affranchissent entres ennemis et concurrents, et de ce travail naît de belles innovations. »

Merci Manon pour ce premier cadeau.

L’innovation numérique comme outil de médiation sociale (Diane Lechevranton - Master 2 Droit de l’économie numérique – Faculté de Droit de l’Université de Strasbourg)


Lors des précédents Hacking Industry Camp, j’ai souvent poussé des projets visant à rechallenger les expériences que l’on vit sur un stand de foire ou dans un musée. En résumé : dans 90% des cas, l’expérience n’a guère changé depuis l’Antiquité : des murs, des écrits sur les murs, des personnes présentes ou non pour les commenter, un peu d’interactivité parfois.

Le dossier que me proposait Diane avait donc d’emblée toutes mes faveurs, mais en même temps, et c’est ce que je lui ai indiqué, le sujet m’intéressait tant qu’elle allait devoir me surprendre.

Dès son intro, Diane souligne que la crise sanitaire a forcé les musées à se requestionner sur l’expérience à proposer à des visiteurs devant potentiellement rester à distance. Son tour d’horizon des solutions trouvées par les uns et les autres, illustrés de nombreux exemples d’ici et surtout d’ailleurs, augurent d’un champ des possibles et laissent entrevoir à quoi pourrait ressembler le musée 5.0.

En conclusion, Diane écrit que « la médiation numérique ne pourra jamais s’auto-suffire elle ne peut venir qu’en addition à la médiation physique. C’est pourquoi, il est essentiel de réfléchir à toutes ces problématiques, afin de penser et concevoir judicieusement le musée de demain, avec des outils numériques au service d’un musée innovant et inclusif, remettant le public au centre du parcours et de l’espace. »

Merci Diane pour ce second cadeau.

Technologie et football : alliés ou rivaux ? (André Vincart - Master 2 Commerce électronique – Faculté de Droit de l’Université de Strasbourg)


Bon, OK, le foot partage ma vie depuis ma naissance. Comme le clament les supporters du Stade de la Meinau, « Nous ne sommes pas onze, mais des milliers ! » Et comme nous le chantons lors des matches, « un seul amour, et pour toujours, Racing Club de Strasbourg ! ».

En 2017, j’avais porté un projet au Hacking Industry Camp dont le nom « SuperKop 4.0 » traduisait mon envie de transformer l’expérience émotionnelle vécue dans l’arène en rendant dynamiques et interactifs les smartphones des spectateurs, synchronisés avec la bande son, la panneautique et les écrans géants.

Quand fin octobre dernier, Vincent m’a demandé d’être son correcteur pour un dossier sur « la technologie appliquée au monde du football », autant vous dire qu’il me touchait en plein cœur… et qu’il se mettait la pression, car il connaissait très bien mon histoire.

Et bien, je n’ai pas été déçu. Son excellent dossier aborde de façon très complète les impacts des nouvelles technologies sur le foot en général et dans ses toutes dimensions : évolutions des techniques audiovisuelles pour des retransmissions de plus en plus immersives, développement du smart stadium, le big data des données du foot pour une hyperpersonnalisation pour un meilleur suivi des joueurs, pour créer des entraînements techniques individualisés, pour concevoir et mettre en œuvre les stratégies tactiques adéquates pour contrer les équipes adverses et chacun de leurs joueurs, le tout étant financé notamment pour l’augmentation de la valeur marchande des compétitions et des joueurs.

Je ne peux m’empêcher de partager ici avec vous quelques exemples cités par André.
 

Smart stadium Vodaphone Park du Beşiktaş JK (Istanbul – Turquie)

 
« Inauguré en 2016, le Vodafone Park compte non seulement plus de places assises que le révolu Inönü (environ 42.000 contre 32.000 auparavant), mais aussi une connexion Wi-Fi Vodafone SuperNet d’une vitesse pouvant atteindre 300 Gbit/s, du réseau 4.5G, ainsi que 2.000 sièges VIP dotés d’écrans interactifs sept pouces, sur lesquels les spectateurs peuvent par exemple regarder une analyse du match en direct, commander à manger, ou encore consulter le trafic routier en temps réel. »

(…) En plus de fournir les écrans et télévisions encastrables du stade, Beko, grande entreprise turque d’électroménagers qui sponsorise le club stambouliote, assure aussi la climatisation dans toute l’enceinte. En partenariat avec Wirecard, société allemande spécialisée dans la fintech, le club lance également une application mobile permettant aux supporters d’acheter à manger et à boire directement depuis leur siège ; il leur suffit ainsi de récupérer leur commande à la mi-temps ou lors d’un arrêt de jeu sans devoir faire la file. »

(…) Et pour couronner le tout, un système audio dernier cri signé K-Array avec pas moins de douze caissons de basse Mugello-KS5 suspendus autour du tableau d’affichage, ainsi qu’une trentaine de haut-parleurs Mugello-KH5. Doté de la technologie Slim Array, le KH5 permet une propagation du son sans résonances en produisant une forte pression acoustique pour une netteté optimale. Enfin, le système de dépointage oriente le son vers les tribunes pour une couverture constante et uniforme, même au fin fond des gradins situés à l’autre bout du terrain. »
 

Stade Santiago Bernabéu du Real (Madrid – Espagne)

 
« La rénovation de ce stade devrait s’achever cette année. En plus des améliorations significatives au niveau des installations et du confort avec notamment de nouveaux espaces de loisirs, de restauration et de divertissement – dont des locaux dédiés aux e-sports – les transformations prévues sur le plan technologique s’annoncent véritablement révolutionnaires, à commencer par l’illumination et la projection d’images sur la façade asymétrique en acier qui enveloppera l’arène dans sa totalité.

(…) Les deux écrans géants classiques positionnés au-dessus des cages seront remplacés par un écran LED incurvé à 360 degrés unique en son genre, puisqu’il sera installé en forme d’anneau le long du périmètre des tribunes afin d’offrir à tous les spectateurs « un véritable spectacle visuel et acoustique, quelle que soit leur place dans le stade. »

Merci André pour ce troisième cadeau.

vendredi 24 décembre 2021

Fier de nos jeunes


 

15 de mes étudiants ont participé au Hacking Industry Camp. J'ai voulu mieux comprendre leurs motivations et connaître leurs apprentissages.

Pour alimenter en talents les entreprises de notre territoire, Catherine LEDIG a dès 1999 créé des filières innovantes à l’Université de Strasbourg. Master en Commerce électronique à l’Ecole de Management Strasbourg, puis quatre masters à la Faculté de droit, de sciences politiques et de gestion de Strasbourg : Commerce électronique (COMELEC), mais aussi Droit de l’économie numérique (DEN), Droit et gestion des énergies et du développement durable (DGEDD), et depuis peu, Cyberjustice. Pour parfaire ce cursus, les étudiants doivent présenter un projet d’entrepreneur Pépite Etena pour décrocher leur diplôme.

J’ai eu la chance de bénéficier de cette formation COMELEC en 2003 pour contribuer, à mon échelle, à la transformation de ma boîte. J'avais d’ailleurs dans la foulée recruter deux autres diplômés pour créer ce qui fut le Pôle e-business de ma boîte (poke Tanguy DE JANS, Sendil SINIVASSANE, Emmanuelle Fuhrmann) et ouvrir notre Intranet, nos sites Internet et nos agences en ligne pour faciliter la relation digitale avec nos clients.

Dans la foulée, Catherine m’a proposé de transmettre mes connaissances et mon expérience aux étudiants de ces filières. Et depuis l’an dernier, avec Christophe Bessin, nous coachons les projets entrepreneuriaux Etena de nos 60 étudiants.

Dans ma vie professionnelle, je suis en charge de l’innovation à ÉS et, à ce titre, j’ai le plaisir de co-organiser le Hacking Industry Camp, un hackathon de l’innovation annuel co-créé par ÉS et Alsace Digitale afin de booster l’open-innovation et la dynamique économique et sociale en Alsace.

C’est donc tout naturellement que j’incite fortement mes étudiants à y participer. Le message que je leur distille est simple. « Dans quelques mois, vous pensez entrer dans la vie professionnelle. Or, votre vie professionnelle n'attend pas vos diplômes ou votre embauche pour commencer. Et le Hacking Industry Camp est un sacré accélérateur de développement personnel et professionnel pour vous le démontrer.

Lors du Hacking Industry Camp de novembre 2021, 15 des 60 étudiants y ont participé. Ils ont osé porter 7 des 26 projets présentés et leurs défis ont décroché 3 des 10 récompenses finales. En tout, 11 des 15 étudiants participants ont été récompensés !

Motivations et apprentissages des étudiants


Au-delà des chiffres, je leur ai transmis une rapide enquête pour mieux connaître leurs apprentissages. En résumé : confiance en soi, nouvelles compétences méconnues, multi-tâches, force d’un groupe hétéroclite, puissance de l’intelligence collective, capacité de se surpasser, gestion d’équipe, importance des coaches.
  

Ce qu’ils ont aimé

  • Le réseautage ! Nous sommes arrivés à 3, nous avons quitté le HIC avec une équipe solide (10 personnes) et motivé pour développer notre idée jusqu'à la réaliser. Ouadii
  • J'ai particulièrement apprécié travailler en collaboration avec d'autres étudiants ayant un profil différent du mien. Nous avons tous pu apprendre les uns des autres et donc accroître nos compétences. Manon
  • Le concept du HIC : ça m’a permis de concrétiser mes connaissances théoriques acquises durant mon master. Notamment les questions inhérentes au marketing, UX, BMC… Zakaria
  • J'ai aimé le fait de pouvoir travailler à fond pendant 54h : je n'ai jamais été aussi productive de ma vie. Alexia
  • Travail en petit groupe sur un problème concret. Marion
  • J'ai beaucoup aimé l'ambiance d'échange, de partage des connaissances, la possibilité de mettre en pratique des connaissances plus théoriques et d'avoir un feedback rapide et varié, l'obtention d'une expérience de gestion de projet et des difficultés qui peuvent survenir au sein d'une même équipe. Rafael

 
Un commentaire sur votre équipe ?

  • Ce n'est pas qu'une simple équipe, c'est devenu une FAMILLE ! Ouadii
  • Ils se sont tous appropriés le projet et ont fourni un travail qualitatif. Dès le premier soir, il y a eu une cohésion de groupe et une volonté de travailler tous ensemble. Manon
  • Très heureux d'avoir pu rencontrer des étudiants d'autres domaines et d'âges différents, ce qui donnait lieu à des discussions intéressantes, avec des points de vue variés. J'ai remarqué que chacun venait avec un objectif en tête, comme sortir de sa zone de confort ou développer une compétence particulière, ce qui donnait une belle expérience ! Branscôme
  • Notre équipe était composé d’étudiants aux profils très divers (développeur, développeur-data, développeur-designer, 1° année en école d’ingénieur, M2 Droits Économie Numérique). Pour autant, on a su travailler tous ensemble pour faire grandir le projet. Seul petit point à souligner, en raison de la diversité des profils, on a pu avoir quelques quiproquos puisque certains termes n’ont pas la même signification/définition en fonction des profils. Lisa
  • De super rencontres et un week-end génial ! Et un travail récompensé avec un prix à la clé. Alexia

 
Quels sont les 2-3 trucs que vous avez appris de vous-même entre le 5 et le 7/11/21 ?

  • Je sais pitcher, je ne me croyais pas capable de le faire, et pourtant ! J'aime permettre aux autres de donner le meilleur d'eux-mêmes. Ouadlii
  • J'ai appris que je pouvais travailler en collaboration et me surpasser. J'ai aussi compris que dans ces moments-là, il faut avoir confiance en soi et ne pas se sous-estimer. Manon
  • Un projet nécessite réellement une intelligence collective, diverses compétences. Chacun travail dans son domaine et le résultat final représente un travail collectif dont chacun aura apporté sa pierre à l’édifice. Zakaria
  • Je pense pouvoir gérer une équipe. Branscôme
  • Que l’émulation autours d’un projet me pousse à me donner à fond pour le concrétiser. Lisa
  • Ma capacité à être "multi-tâches" Avoir enfin pu mettre en pratique ce que j'ai appris pendant mes études. Alexia
  • Je suis capable d'élaborer un projet en équipe en deux jours et d'être force de propositions au sein de mon équipe. Marion
  • Je suis capable d'occuper un rôle plus de leadership en équipe et communiquer avec les différents membres. Je peux présenter à l'oral des résultats. Rafael

Les résultats du Hacking Industry Camp 2021 auquel participaient mes étudiants


Prix d’accompagnement coaching (Scalingo, 1kubator, SEMAI/Grand E-nov, Impact Positif, ÉS, Orange, CCI Alsace Eurométropole, Alsace Business Angel, Agora Calycé)
1er Prix : Koolkiper (Marion Campion)
2ème Prix : Eye-Cam
3ème Prix : Te vautre pas (Antoine Rebesco)
4ème Prix : Pollen Track
5ème Prix : Stay with us (Vincent Oscar)

Prix Fun
Meilleure Solution de Service (ÉS) : Be Confident (Lisa Mirmand, Alexia Nay)
Meilleure proposition IoT (ITS Future / Agora Calycé) : Cluster IoT
Prix IA (Telecom Physique Strasbourg) : PASSage
Meilleur prototype (Scalingo) : EtuPlay (Branscôme Labarre, Hector Marmolejo Gutierrez)
Meilleur pitch (Orange) : AllCards (Diane Lechevranton, Zoé Auger, Léonie Zaegel, Laura Fèvre)
Prix du public (Biscuiterie Albisser) : Te vautre pas (Antoine)
Prix d'encouragement personnel au projet Néo (Ouadii ALAMI-MCHICHI, Martin Brandy, Manon Deremetz), ainsi qu'à Rafael Winling qui a brillamment pitché le projet d'IA sur l'analyse des maladies bactériennes et à Ines Ayivi qui a apporté ses talents et convictions au projet In visible !


#fierdenosjeunes








samedi 25 septembre 2021

Manager ou animateur ?


Cette semaine, après avoir préparé et animé huit heures de webinaires, deux heures de réunions physiques, une heure de Café Parlote et huit heures de cours pour des masters 2, je me suis souvenu de mes années d'animateur radio et le parallèle m'a alors semblé évident entre ma vie d'avant et ma vie depuis cette crise sanitaire.

Ces webinaires me font particulièrement penser aux émissions de radio que je préparais longuement et que j’animais il y a trente-cinq ans sur Canal 15.

Comment capter et retenir les participants d’une visio auxquels on demande de couper leur caméra ?


C’est un vrai nouveau sujet qui me passionne depuis qu’il est devenu d’actualité avec le premier confinement.

C’est un vrai sujet car j’entends beaucoup de managers et de profs se plaindre que les participants à leurs réunions et cours font autre chose pendant qu’ils leur parlent. À ceux-là, je dis que leurs participants ont bien raison et qu’ils n’ont qu’à organiser et animer de vraies « non-réunions » participatives, ou sinon de leur envoyer par mail leurs doctes paroles.

Quand j’étais animateur radio, je ne voyais pas mes auditeurs et je m’assurais d’abord que l’émission était bien diffusée sur les ondes avec la qualité adéquates. Déjà à l’époque, je peaufinais le design de mes heures d’antenne pour satisfaire les auditeurs et leur donner envie non seulement de rester, mais aussi de me retrouver la semaine suivante.

Les trucs et astuces des animateurs radio devraient être davantage étudiés par les organisateurs de réunions.


Vous me direz que "le sujet n’est plus d’actualité avec le retour du présentiel et des réunions du monde d’avant ?" Alors je vous répondrais : "Ah bon ? Vos participants n’ont pas leur ordinateur face à vous ? Et vous trouvez ça insupportable ?"

Mon premier chef m’expliquait que pour bien communiquer il fallait respecter trois règles :
  1. L’humilité devant les faits
  2. L’humilité devant les faits
  3. L’humilité devant les faits.

Sages conseils.

lundi 14 octobre 2019

Journal de bord d'un hackathon

C’est parti pour la 5ème édition du Hacking Industry Camp


Vendredi 11 octobre 2019, 16h. C’est le début du #HICamp, organisé par Alsace Digitale et ÉS. 30 pitches de 1’ plus tard, les 130 participants en sélectionnent 14.


À ma grande satisfaction, tous les défis ÉS que j’ai accompagnés* sont sélectionnés (Visu Van, SOS Environnement, et celui que je porte, Co-voiturons), de même que celui de l'Eurométropole (Gymnase intelligent 4.0) et l’un d’Ophéa (Inside Renov), ainsi que les deux projets (Okazoo et Self Made People) ayant émergé lors des sessions que j'avais organisée avec mon association Blockchain Valley, et Great Air. C’est déjà une belle victoire !

C’est ensuite l’heure du recrutement de chaque team.


L’ami Khalil Chtourou rejoint mon projet de covoiturage professionnel, ainsi que Albéric Barret, Hamza Nait hmid, Imane AIT ELOURF, Julien Durand, Thomas Lefevre et William Herzog, PhD.


On nous attribue ensuite une salle où nous partons faire connaissance entre nous. Je prends ma casquette de facilitateur pour animer les premiers échanges. Y a pas photo, j’ai avec moi une super team !


Après une tarte flambée, retour en salle pour parler de mon défi d’organisation de réunions bas carbone. On se questionne, on enrichit, on surenchérit, on explore les pistes et on réduit enfin le champ des possibles pour se rapprocher d’une solution de covoiturage bas carbone, démontrable dimanche après-midi.


Il est 1h du matin et nous laissons nos quatre développeurs avancer leurs travaux durant une partie de la nuit. Ce matin, place au marketing et au business model.

J2 du #HICamp


Suite des travaux de notre team « Covoiturons c’est tout bon ! »

Petit déjeuner-retrouvaille après cinq petites heures de sommeil réparateur. Hello Angélique et Joël, mes collègues, hello les autres.

Café, croissant, café, café, café ... et c’est reparti avec la super team. En plus, Pascal Hauth, mon collègue d'ÉS responsable de la santé-sécurité et de l'environnement, nous a rejoints. Super sympa et utile car la problématique initiale, c’est lui qui m’en a parlé en juillet dernier.


On repart sur nos chantiers en binôme et on fait des points collectifs toutes les deux heures, laissant à chacun la possibilité d’assister aux conférences.


Sur les écrans de nos développeurs, le synoptique devient une succession d’écrans cliquables qui concrétisent notre idée.


Pendant ce temps, on s’attelle à préciser le business modèle, à écrire et scénariser le pitch final de 3’, puis à le jouer quelques fois pour le tester.


On brainstorme ensuite pour trouver le nom de notre appli. Je peaufine le pitch et les écrans avant d’envoyer le texte à mes codéfieurs qui doivent encore l’apprendre quasi par cœur d’ici 9h.

Zut, il est près de 1h. Ok, je rentre dormir un peu.

Le rendez-vous J3 est fixé dans quelques heures, à 7h30.

Troisième et dernière journée du #HICamp


7 heures de sommeil en 48h, ça commence à peser à mon âge. En fait, c'est plutôt le contraire, l’euphorie de la fatigue stimule mes zygomatiques et mes neurones.

On s’était donné rendez-vous à 7h30 et on est au complet à 8h30. Ce n'est pas grave, on débriefe et on s’active pour le pitch training de 11h15.

Pour tenir le délai, on décide dans l’urgence d’animer le Powerpoint au clic manuel plutôt que d’enregistrer une séquence vidéo de 3’ comme je l'avais fait lors des deux derniers #HICamp.


C’est l’heure du pitch training. Après nos 3’ d’intervention, on est assez contents de nous... jusqu’à ce que nos coaches nous dézinguent. Mais en toute bienveillance et leurs conseils sont vraiment judicieux. Moi qui ai un problème de lâcher-prise, là je suis servi. Alors que je devais parler 2’30 sur les 3’, je me retrouve réduit à un temps de parole de 30’’. Mais le résultat est bien plus fluide effectivement.

On affiche nos présentations visuelles et orales et on raccourcit encore les contenus pour gagner en effet wouaw. On ajoute les annexes financières, le logo et les nouvelles photos, on met à jour le sparkboard et on débranche tout, on range la salle, on descend enfin dans l’amphithéâtre pour les pitches finaux et la remise des prix.

C’est l’heure des pitches finaux et des résultats du jury


Nous passons en troisième.
> Télécharger la présentation commentée de Weeting


3’ de pitch et 2 questions plus tard, nous ressortons de l’amphi et je pousse un grand Yeeeaaahhh de soulagement. On se congratule tous pour le taf accompli durant ces heures passées.

Retour dans l’amphi pour apprécier les autres pitches puis à l’annonce des résultats. Et là c’est génial pour mes collègues d’ÉS. SOS Environnement remporte le Premier Prix ! Et Visu Van décroche le Prix Femme Entrepreneure et intègre automatiquement le programme d’accompagnement d’Orange !



Quid des autres défis que j’ai accompagnés ? Gymnase intelligent 4.0 et Inside Renov sont également récompensés. De même que Okazoo et Great Air !

Et nous ? Et bien, Weeting repart bredouille. Je suis triste pour nos étudiants qui ont super bien bossé, et déçu pour le projet lui-même qui n’était peut-être pas le plus high-tech, mais qui, je pense, aurait été l'un des seuls rapidement profitables pour les entreprises et leurs salariés.

Voilà, c’est la fin du #HICamp 2019. Vraiment bravo à Alsace Digitale (big up Catherine Mosser et Yannick Jost !), aux bénévoles et aux coaches.

(c) Alsace Digitale
* En tant que Coordonnateur de l'innovation et des partenariats innovants d'ÉS, je m'occupe notamment de la co-organisation du Hacking Industry Camp, avec Alsace Digitale. Voir mon article précédent.


dimanche 6 octobre 2019

Co-voiturage, hackathon, intelligence collective

En tant que Coordonnateur de l'innovation et des partenariats innovants d'ÉS, je m'occupe notamment de la co-organisation du Hacking Industry Camp, avec Alsace Digitale. Du coup, j'essaie d'aider l'éco-système régional, ma boîte et mes collègues à relever des défis pour améliorer notre présent et anticiper notre avenir. C'est ainsi que je vais porter un défi que m'a suggéré mon collègue responsable du Pôle Sécurité, Environnement & Management et qui, au départ, consiste à trouver une idée simple pour favoriser le covoiturage professionnel pour nos déplacements inter-sites.

Favoriser le covoiturage professionnel pour nos déplacements inter-sites


Il y a deux mois, Pascal m'a demandé de l'aider à "faciliter le développement du covoiturage de nos salariés dans leurs déplacements entre nos différents sites en Alsace". Et de me préciser que cela permettrait de diminuer le bilan CO2 d'ÉS et, à-une-bien-moindre-mesure-mais-quand-même, celui de la planète. Cela diminuerait les risques d'accident et les frais kilométriques à rembourser. Et, en plus, cela pourrait améliorer les échanges entre collègues !

N'ayant pas spécialement de budget pour ce projet ni d'expertise informatique particulière, Pascal imaginait une solution simple, de type un formulaire de proposition de covoiturage, accessible sur notre Intranet.

Étant moi-même souvent concerné dans mon entreprise, j'ai vite vu ce qu'une solution pourrait m'amener dans ma vie professionnelle courante, comme dans celles de millions d'autres salariés sur la planète. Et en me situant côté utilisateur de la solution, ma première idée a consisté à mobiliser la communauté Microsoft Azure pour voir s'ils sauraient apporter des ajouts à Outlook pour faciliter le co-voiturage avant et après les réunions de travail.

Covoiturons, c'est tout bon !

Notre défi au Hacking Industry Camp


Après en avoir parlé avec des experts Azure, j'ai eu confirmation que l'idée était intéressante et c'est aujourd'hui un défi que je proposerai de relever lors du #HICamp qui se tiendra du 11 au 13 octobre à l'INSA Strasbourg.


Quel problème tentez-vous de résoudre ?
J'en ai marre d'aller à des réunions distantes alors qu'on pourrait utiliser la visioconférence, ou fixer des rendez-vous à des endroits plus faciles d'accès pour tous, ou favoriser le covoiturage. L'idéal serait même de faire tout cela en lien avec mon agenda électronique en optimisant la connaissances des spécificités de chaque lieu et de chaque participant. Cela diminuerait non seulement les risques d'accidents, l’impact carbone et les coûts engendrés, mais cela favoriserait aussi le lien social entre des collègues qui ne se connaissent pas toujours.

Comment envisagez-vous de le résoudre ?
A ÉS, nous disposons d’un logiciel pour gérer nos e-mails, nos agendas et nos réunions (Office 365), et d’un autre pour gérer nos frais de déplacement. Je vois aussi que dans le privé Citiz ou Blablacar favorisent l’autopartage et le covoiturage, mais sans disposer de toutes les fonctionnalités souhaitées pour une application interne. Du coup, je me suis dit qu'il devrait être possible de proposer à des collègues de covoiturer quand ils se déplacent entre deux sites. La solution numérique permettrait d’indiquer s'il s'agit d'une demande ou d'une offre de trajet, préciserait les sites de départ et d'arrivée concernés, les horaires, le nombre de personnes, etc. La solution permettrait aussi à l'entreprise de disposer d’indicateurs pour suivre l'évolution des paramètres environnementaux, financiers et sociaux de cette action. Je suis persuadé qu'avec des développeurs et experts en logistiques diverses et variées, une solution pourrait être trouvée, laquelle serait aisément duplicable à d'autres entreprises. Et je pense même que la communauté Azure de Microsoft pourrait faire partie des brillants contributeurs . Et, on peut rêver, peut être que cette idée sera demain un service de base proposé par Microsoft ou un autre acteur majeur !


Comme j'ai vraiment envie de creuser cette question et de revivre la formidable expérience du #HICamp*, j'essaie de relayer ce défi sur les réseaux sociaux afin de challenger l'idée de départ et d'essayer de faire venir des marketeurs, des informaticiens, des spécialistes des transports.

Qui veut optimiser le covoiturage professionnel avec nous ?


J'ai publié hier sur Linkedin un article que j'ai intitulé "Qui veut optimiser le covoiturage professionnel avec nous ?".

Et pour le porter à connaissance des socionautes, je l'ai  partagé auprès de mes contacts susceptibles d'être intéressés par cette thématique.
Ce qui est intéressant, ce sont les échanges qui s'ensuivent, en privé ou en public, à l'instar de celui de ce matin avec Frédéric Varlet, data scientist impliqué dans l'écosystème de l'innovation dans la région.

Frédéric m'interpelle ainsi : "Et qu'en est-il d'une solution plus générique qui ne se focalise pas que sur les outils Microsoft ?"

Du coup, cela me force à préciser ma pensée, mes idées, et ainsi enrichir le champ des possibles.

"Je suis ouvert à tout. Surtout pour en faire bénéficier mon entreprise et des milliers d'autres en aidant des développeurs à créer leur start-up ou des éditeurs à enrichir leur offre. Cela étant, je crois beaucoup à la simplicité de l'expérience utilisateur. 

L'acte premier consistant à ouvrir mon agenda (en l'occurrence Outlook, très répandu dans le monde professionnel) pour inviter des participants ou accepter de participer à une réunion, les autres paramètres (lieu physique, équipements mobiliers et audiovisuel, configuration de la salle, lieu de départ et de retour de chacun, ...) doivent néanmoins être interconnectés pour faciliter l'organisation. 

On devrait aussi pouvoir calculer un indicateur santé-sécurité : par exemple, si le risque d'accident automobile est de 1 pour 200 km, alors 20 déplacements individuels de 20 km représentent 2 risques, donc 20 participants co-voiturés dans 5 véhicules effectuant un total de 100 km diminuerait le risque à quasi zéro (en théorie). 

La gestion des réunions devrait même permettre de privilégier la web-conférence, puis le co-déplacement tout en géo-localisant le lieu de rencontre idéal générant le moins de km global (et donc de CO2 et de risque santé-sécurité diminués). 

Un beau défi, non ?"

Et maintenant ? 

  • Pour voir le défi Covoiturons, c'est tout bon, c'est par ici
  • Pour tout savoir et s'inscrire au Hacking Industry Camp, c'est par là
  • Et pour me contacter, et bien il suffit de m'écrire !

A propos de mes deux expériences précédentes au Haking Industry Camp


  • 2017 : SuperKop, un défi pour contribuer à dynamiser le Racing, son Stade de la Meinau et ses supporters via les Ultras Boys 90. Projet qui n'a malheureusement pas intéressé le Racing qui, à l'époque et je le comprends, préférait réussir à se maintenir en Ligue 1 (encore merci Dimitri !)
  • 2018 : We-Data, un défi pour redonner à chaque citoyen la maîtrise de ses données personnelles tout en facilitant la vie des entreprises, défi devenu IEGO, une startup que nous sommes en train de créer. Voir mon précédent article De We-Data à IEGO)

samedi 25 mai 2019

De e-Moi à We-Data et aujourd'hui iEGO (#HICamp 2)



Il y a quelques mois se terminait le Hacking Industry Camp. Après 54h de cogitations numériques, notre projet « e-Moi, mon double électronique » était devenu « We-Data, maîtrise ta vie ». Et We-Data avait convaincu le jury qui lui avait remis le prix de la « Meilleure solution service », ainsi que le « Prix Grand E-nov Semia ». Aujourd'hui, le projet we-data est devenu une startup baptisée iEGO.


« Vous je ne sais pas, mais quand j’envoie un justificatif de domicile ou un RIB à un organisme, je ne sais jamais ce qu’il va vraiment en faire. Moi, je rêve d’une solution où je déciderai moi-même de qui peut utiliser mes données personnelles et de qui n’en a plus le droit.  Et c’est justement ce que pourrait permettre une blockchain. » Ça, c'était le début de mon pitch qui allait nous permettre d'être sélectionnés pour être développés durant le Hacking Industry Camp (#HICamp) d'octobre dernier.

L’idée que j’avais eue avec Didier Altide, mon alter ego en charge de l‘innovation dans une autre grande entreprise, était de trouver une solution pour simplifier la vie administrative des citoyens. 

Une solution concrète

We-data permet d'une part d'éviter les impressions et les déplacements inutiles, d'autre part de simplifier les processus entre les organisations et les individus, mais aussi entre les organisations elles-mêmes et entre les individus eux-mêmes. Et toujours après consentement du propriétaire des données.

Une solution responsable

Avec We-Data, chaque individu décide lui-même qui pourra utiliser ses données personnelles et qui ne le peut plus.

Une solution décentralisée et d’autant plus sécurisée

Le temps du hackathon, l’équipe constituée a fait évoluer le potentiel de l’idée : en combinant deux protocoles décentralisés de Blockchain et de partage de secret, notre solution protégera les données personnelles et les libertés individuelles de chacun.

We-Data apportera un changement radical en terme de modèle business et sociétal puisqu'il permettra de s'abstraire d’un acteur centralisateur.

Du projet We-Data à la startup en devenir

Deux mois plus tard, où en sommes-nous ?

Notre équipe s’est resserrée autour de Didier Altide, Julien Brodier, Thibaut Labbé, Isabelle Le Gall, David Réveillon, et moi-même. Et nous travaillons d’arrache-pied : montage juridique et financier de la société, recherche de nom et de marque, mobilisation de l’écosystème régional, multiples rencontres d’avant-vente, échanges avec les prospects partenaires des cas d'usages à valider dès 2019…

Depuis, We-Data a été rebaptisé iEGO et ambitionne en effet de réunir en 2019 plusieurs partenaires incontournables du quotidien des habitants d’un même écosystème. Le but est que chacun intègre l’écosystème vertueux de iEGO avec un cas d’usage et participe au financement du Minimum Viable Product (MVP), qui sera alors lancé en pilote.

Bientôt, iEGO sera devenu une société. Et à l’issue de la première phase, suivant les retours d’expérience, iEGO entrera en phase de commercialisation.

A suivre.

mardi 9 octobre 2018

e-moi, mon double électronique (#HICamp 1)


Mon rôle dans ma boîte (ÉS) consiste notamment à booster l'innovation. Et en l'absence de R&D intégrée, mon plan d'action vise à multiplier les occasions d'open innovation internes et externes. Pour l'open innovation externe, nous avons imaginé avec Alsace Digitale un événement annuel : le Hacking Industry Camp (#HICamp) dont la quatrième édition aura lieu ce week-end à Strasbourg.

Pour m'imprégner et faire évoluer le #HICamp, j'ai décidé de le vivre intensément de l'intérieur.


L'an dernier, j'avais porté un défi pour booster la transformation numérique des stades et des supporters (SuperKop 4.0). 

Cette année, j'ai imaginé un défi plus technologique autour de la blockchain : e-moi, mon double électronique. 


La semaine dernière, mon entreprise m'a interrogé pour en parler. Voici mes réponses.

Qu’est-ce qui vous a donné envie de vous lancer dans l’aventure HIC ? 


Moi qui suis féru de sport collectif et de #sérendipité (le mot est peu connu et je vous invite vraiment à le googliser), je raffole de ces événements qui favorisent des rencontres entre des personnes qui ne se connaissaient pas 24h plus tôt. En cela, le #HICamp est magique. En plus, ce sont 54h intenses, stimulantes et apprenantes ! Et c’est plutôt rare de nos jours.

Qu’attendez-vous de votre participation ? 


Je porte un défi autour d’une technologie, la #blockchain, dont les applications possibles requestionnent nos modèles économiques et sociétaux. Comme pour toute innovation de rupture, je sais que le chemin est long et qu’il va falloir acculturer et rassurer nos responsables pour les aider à prendre des décisions en toute connaissance de cause. En cela, mon défi, « e-Moi, mon double électronique », m’aidera à montrer le champs des possibles pour ÉS. Mais aussi pour une banque, car je porte ce défi avec Didier Altide, mon alter ego en charge de l’innovation à la Caisse d'Epargne Grand Est Europe.

A J-3, il est encore temps de rejoindre ma team pour relever ce défi avec mes amis co-fondateurs de Blockchain Valley ! S'inscrire au #HICamp, c'est par ici !