Connecteur d'idées et d'humains engagés pour un monde meilleur
Il paraît que je suis doté de certains super-pouvoirs en matière d'écriture, de transmission de savoirs, de management de projets, de marketing/communication et d'animation d'expériences collaboratives...
Alors je chronique ici q;-)
Quand j'ai publié mes posts sur Facebook, quelques amis m'ont dit que je devrais les rassembler sur mon blog. Alors les voici réunis ici.
Vendredi 18 février 2022, 19h38
Ce matin, les DNA nous informaient d’une nouvelle expo à l’Atelier des Lumières sur Cézanne. Alors, j’ai bossé puis pris le train et c’était fait.
Au-delà de l'anecdote qui est vraie, notre voyage avait été programmée depuis quelques jours pour découvrir le nouveau home de mon fils.
Samedi 19 février, 8h12
Paris s’éveille.
« C'est à cause des nuages qui se trouvent entre moi et tout ça, se dit-il à lui-même. Tu n'as pas oublié. Suffit d'enlever tous les nuages, et tu verras que tout est toujours là. La lune, avec Persée juste au-dessus, Orion juste en dessous : Tout est en place là-haut, tout brûle et brille comme ça le fait toujours. C'est bon de ne pas l'oublier.
Sauf si c'est faux.
Sauf si toutes les étoiles avaient fini de brûler il y a mille ans et que c'était seulement ce soir que leurs lumières s'éteignaient.
Tu pourrais tout aussi bien te réveiller demain matin et voir qu'Orion n'a plus de ceinture. Le fait que ça ait toujours été là n'aura aucune espèce d'importance le jour où ça cessera de l'être. Et il existera, ce jour. C'est la seule chose sur laquelle tu peux tabler avec autant de certitude que sur le fait que c'est là. Qu’un jour, ça le sera plus. »
Le serveur avait une tête louche. Et voilà qu’il s’approche moi.
« Monsieur, je peux vous poser une question indiscrète ? »
Je soupire intérieurement, mais je devine qu’il ne vient pas me demander quel livre je suis en train de lire avec mon café.
« Allez-y », je lui réponds en me doutant de la suite complotiste. En fait, c’est même pire que ça. Il s’approche avec sa voix assez forte pour que d’autres crétins éventuels l’entendent.
« Vous savez qu’en France, c’est vous, c’est moi, c’est nous, les Français, qui payons la campagne des candidats à l’élection présidentielle, quand il font plus »
« Plus de 5%, oui je sais », dis-je en l’interrompant avant d’enchaîner. « C’est logique. C’est la démocratie justement. »
Alors, je le sens encore un peu plus énervé quand il s’éloigne.
Alors, ma seule certitude, c’est que je ne lui laisserai pas de pourboire. Ça devrait même être comme une dictée : je devrais pouvoir lui enlever quelques euros pour chaque connerie édictée.
Premier café parisien et premier café où je ne foutrai plus les pieds.
Café de la République ? Mon c..
Samedi 19 février, 11h54
En passant devant cette enseigne, je me suis demandé si ici serait accepté un petit homme « décis », pas indécis, bien au contraire, sachant parfaitement ce qu’il cherchait et ce qu’il savait qu’il allait trouver dans ce coin de rue.
Alors j’y suis entré. Et me suis installé sur un canapé contre la vitrine, face à la Place.
Buvant, lisant, observant, j’ai repéré cette fontaine qu’on voit parfois sur les places de Paris. J’ai voulu en savoir plus. Les fontaines Wallace ont été dessinées par Charles-Auguste Lebourg. Elles tiennent leur nom de Richard Wallace, le philanthrope britannique qui finança leur édification. Elles sont souvent associées par les étrangers à l'image de Paris, car c'est dans cette ville qu’elles furent implantées en premier et qu’on en trouve le plus en France.
La Place de la Fontaine-Timbaud rend hommage à un métallurgiste militant. Après avoir passé un excellent moment dans le Café, j’ai remonté la rue et suis passé devant la Maison des Métallurgistes où j’ai pu faire le lien.
Entre temps, j’avais déambulé dans le surprenant Passage des Fonderies.
Bref, Les P’tites Indécises ont plein de raison de vous convaincre de venir les voir.
Dimanche 20 février, 7h59
Ce matin, il m’a demandé si j’avais toujours un livre quand je visite. Et oui, cher Ami de 31 ans, littérature rime très bien avec culture.
Me lever tôt quand la maisonnée dort encore, lire le post du jour de cet ami, voir la nuit disparaître et le jour renaître, voir les hommes de l’aube nettoyer les rues et les poubelles, entendre et regarder leurs camions se désarticuler pour emporter nos désinvoltures et nos surplus, déambuler à la recherche des lueurs d’un troquet matinal, entrer et écouter si la musique contribuera à mon plaisir ou non, m’installer et commander mon premier café, ouvrir mon livre et mettre en scène une nouvelle photo de voyage, entre littérature et culture.
Bonne journée à toi qui te reconnaîtras, et à vous si vous me lisez ici, tôt ou tard.
Dimanche 20 février, 8h23
- C'est quoi, au juste, ce que tu fais ? , dit-elle. Il déplia son couteau et se coupa une chique.
- La traque, ça se résume à deux choses. La première, c'est être attentif. La plupart des gens ne sont jamais attentifs à rien. Je suis attentif aux gens depuis que je suis petit.
- Pourquoi ? demanda-t-elle. Puis elle se rendit compte qu'elle connaissait la réponse. Il était devenu attentif aux gens à force de devoir anticiper qui serait le prochain à lui vouloir du mal. Quel jeune garçon de la ville allait vouloir le cogner à la sortie de l'école. Quelle fille allait le crucifier d'une réplique assassine. II avait pris l'habitude d'observer comment les gens se mouvaient au cas où leurs mouvements pourraient lui être hostiles. Parce qu'ils l'étaient toujours. Ça peut vous rendre vraiment très attentif d'avoir une ville entière qui se ligue.
- La traque, c'est pas suivre des traces, dit-il. C'est deviner ce que sera le prochain mouvement de la chose que tu traques. Tu interprètes des signes, mais au fond il s'agit juste d'avoir un coup d'avance. Place n'importe qui dehors à un endroit où il peut s'en aller soit dans un sens, soit dans l'autre, et tu verras que tout le monde s'en va dans la même direction. Tout le monde croit être différent, mais personne ne l'est. Ils se dirigeront vers les hauteurs, ou bien vers un abri. N'importe où ils pourront se sentir plus en sécurité qu'à l'endroit où ils sont.
- Mais les hommes ne sont pas des chevaux, Jim.
(ElIe se leva, attrapa une tasse vide, la lui donna.) Comment tu fais, avec les chevaux ?
- Ils ont leurs raisonnements à eux, dit-il. C'est un petit peu plus dur, mais eux aussi, t'arrives à les cerner.
- Alors c'est ça, t'es attentif et puis c'est tout ?
- C'est ça, dit-il. Je ne vois rien que personne d'autre ne peut voir.
- C'est quoi, la deuxième chose ?Il cracha dans la tasse.
- Pardon ?
- La deuxième chose, dit-elle. Tu as dit qu'il y avait deux choses. C'est quoi, l'autre ?
Son air morne s'épaissit.
- C'est de savoir à quel point c'est facile de se tromper.
- Ça ressemble beaucoup au fait d'être attentif, dit-elle. Attentif à soi-même.
Benjamin Whitmer - Évasion - Ed. Gallmeister.
Dimanche 20 février, 9h55
La veille au soir, on avait assisté à Berlin Berlin, une comédie au Théâtre Fontaine. L’histoire d’un appartement avec un passage secret pour passer sous le Mur. L’histoire d’un nid d’espions qui tourne au burlesque.
Le lendemain, hier, mon fils nous a proposé de participer à un jeu de pistes pour partir à la découverte de son 11e arrondissement. Épatante idée et séduisante déambulation de huit kilomètres. Découvrir l’histoire de ce parc qui a remplacé ce qui fut la Prison des Roquettes, l’histoire de cet autre parc qui remplaça un orphelinat, l’histoire de toutes ces souffrances d’antan, mais aussi les histoires de ce parc d’où s’éleva la première montgolfière de l’Histoire, de cette rue qui fut la première piste vélocipèdique de Paris, des passages et des cours des artisans du Faubourg Saint Antoine, et puis.
Et puis au détour d’une rue, j’ai reconnu cet immeuble et cette fresque de visages familiers ici assassinés : Cabu qui faisait rire les enfants du Club Dorothée, Wolinski qui faisait tordre de rire ses parents, Charb, Tignous, Honoré, Bernard Maris et Elsa Cayat, et Franck, Ahmed, Mustapha, Frédéric et Michel, dont les destins leur sont liés à jamais, et surtout à toujours, l’histoire de cette tuerie contre notre démocratie, de cette nouvelle page noire de notre Histoire, une étape qui n’était pas du tout inscrite dans notre jeu de piste, encore moins inscrite pour figurer dans cette histoire, dans notre Histoire.
Un jeu de piste qui m’a touché-coulé. Et réveillé. #JeSuisCharlie
Dimanche 20 février, 18h24
Et voilà. Retour en Gare de Strasbourg. Merci ma famille pour ces deux nuits et deux jours parisiens.
Quand un étudiant me demande d’être son correcteur pour un dossier technique, il ne m’impose pas un boulot que je dois assurer gratuitement : il m’offre un cadeau !
Dans le cadre des Masters autour du droit numérique dans lesquels j’interviens, je peux être amener à corriger des dossiers techniques, si des étudiants me le demandent et si je leur donne mon accord.
C’est ce que je fais si le sujet m’intéresse et qu’il aborde une thématique dans l’air du temps, Just in time, au bon moment et au bon endroit.
En leur donnant mon accord, je leur écris toujours ceci : « J’attends de vous que vous apportiez une valeur ajoutée à votre dossier, au-delà- d’une « simple » synthèse de l’actualité de la thématique, en y ajoutant notamment vos propres réflexions actuelles et prospectives. Vous pourrez alors le publier ensuite sur un blog et sur votre compte LinkedIn, et même ajouter une ligne sur votre CV en pointant le lien vers votre article. Je me ferai alors un plaisir, s'il est bon mais je n'en doute pas, de pointer votre blog personnel auprès de mon réseau concerné par la thématique. Cela vous challengera. Ou pas. »
Depuis ce début 2022, j’ai eu le plaisir de lire et corriger trois merveilleux cadeaux.
Parmi les dossiers reçus fin d’années, j’ai commencé par trois d’entre eux dont la thématique me passionne.
Si la mobilité bas carbone des véhicules est l’un des enjeux de réussite de la transition énergétique, les évolutions des technologies et des télécommunications transforment le secteur de l’automobile. Le dossier de Manon venait à point nommé et elle a réussi à dresser un large panorama des différents degrés d’automatisation, des technologies en jeu, ainsi que des aspects cyber-sécuritaires et éthiques. Ce qui me semblait clair m’est aujourd’hui bien plus précis.
« Étonnamment, le monde de l’automobile, des nouvelles technologies, des équipements s’est joint afin de les résoudre, conclut Manon. La voiture autonome est par conséquent le fruit de grandes collaborations et alliances. A la lumière des avancées, ces dernières n’auraient pu voir le jour si chacun avait travaillé sur le sujet de manière solitaire. C’est grâce à ces nouvelles technologies que les règles s’affranchissent entres ennemis et concurrents, et de ce travail naît de belles innovations. »
Lors des précédents Hacking Industry Camp, j’ai souvent poussé des projets visant à rechallenger les expériences que l’on vit sur un stand de foire ou dans un musée. En résumé : dans 90% des cas, l’expérience n’a guère changé depuis l’Antiquité : des murs, des écrits sur les murs, des personnes présentes ou non pour les commenter, un peu d’interactivité parfois.
Le dossier que me proposait Diane avait donc d’emblée toutes mes faveurs, mais en même temps, et c’est ce que je lui ai indiqué, le sujet m’intéressait tant qu’elle allait devoir me surprendre.
Dès son intro, Diane souligne que la crise sanitaire a forcé les musées à se requestionner sur l’expérience à proposer à des visiteurs devant potentiellement rester à distance. Son tour d’horizon des solutions trouvées par les uns et les autres, illustrés de nombreux exemples d’ici et surtout d’ailleurs, augurent d’un champ des possibles et laissent entrevoir à quoi pourrait ressembler le musée 5.0.
En conclusion, Diane écrit que « la médiation numérique ne pourra jamais s’auto-suffire elle ne peut venir qu’en addition à la médiation physique. C’est pourquoi, il est essentiel de réfléchir à toutes ces problématiques, afin de penser et concevoir judicieusement le musée de demain, avec des outils numériques au service d’un musée innovant et inclusif, remettant le public au centre du parcours et de l’espace. »
Bon, OK, le foot partage ma vie depuis ma naissance. Comme le clament les supporters du Stade de la Meinau, « Nous ne sommes pas onze, mais des milliers ! » Et comme nous le chantons lors des matches, « un seul amour, et pour toujours, Racing Club de Strasbourg ! ».
En 2017, j’avais porté un projet au Hacking Industry Camp dont le nom « SuperKop 4.0 » traduisait mon envie de transformer l’expérience émotionnelle vécue dans l’arène en rendant dynamiques et interactifs les smartphones des spectateurs, synchronisés avec la bande son, la panneautique et les écrans géants.
Quand fin octobre dernier, Vincent m’a demandé d’être son correcteur pour un dossier sur « la technologie appliquée au monde du football », autant vous dire qu’il me touchait en plein cœur… et qu’il se mettait la pression, car il connaissait très bien mon histoire.
Et bien, je n’ai pas été déçu. Son excellent dossier aborde de façon très complète les impacts des nouvelles technologies sur le foot en général et dans ses toutes dimensions : évolutions des techniques audiovisuelles pour des retransmissions de plus en plus immersives, développement du smart stadium, le big data des données du foot pour une hyperpersonnalisation pour un meilleur suivi des joueurs, pour créer des entraînements techniques individualisés, pour concevoir et mettre en œuvre les stratégies tactiques adéquates pour contrer les équipes adverses et chacun de leurs joueurs, le tout étant financé notamment pour l’augmentation de la valeur marchande des compétitions et des joueurs.
Je ne peux m’empêcher de partager ici avec vous quelques exemples cités par André.
Smart stadium Vodaphone Park du Beşiktaş JK (Istanbul – Turquie)
« Inauguré en 2016, le Vodafone Park compte non seulement plus de places assises que le révolu Inönü (environ 42.000 contre 32.000 auparavant), mais aussi une connexion Wi-Fi Vodafone SuperNet d’une vitesse pouvant atteindre 300 Gbit/s, du réseau 4.5G, ainsi que 2.000 sièges VIP dotés d’écrans interactifs sept pouces, sur lesquels les spectateurs peuvent par exemple regarder une analyse du match en direct, commander à manger, ou encore consulter le trafic routier en temps réel. »
(…) En plus de fournir les écrans et télévisions encastrables du stade, Beko, grande entreprise turque d’électroménagers qui sponsorise le club stambouliote, assure aussi la climatisation dans toute l’enceinte. En partenariat avec Wirecard, société allemande spécialisée dans la fintech, le club lance également une application mobile permettant aux supporters d’acheter à manger et à boire directement depuis leur siège ; il leur suffit ainsi de récupérer leur commande à la mi-temps ou lors d’un arrêt de jeu sans devoir faire la file. »
(…) Et pour couronner le tout, un système audio dernier cri signé K-Array avec pas moins de douze caissons de basse Mugello-KS5 suspendus autour du tableau d’affichage, ainsi qu’une trentaine de haut-parleurs Mugello-KH5. Doté de la technologie Slim Array, le KH5 permet une propagation du son sans résonances en produisant une forte pression acoustique pour une netteté optimale. Enfin, le système de dépointage oriente le son vers les tribunes pour une couverture constante et uniforme, même au fin fond des gradins situés à l’autre bout du terrain. »
Stade Santiago Bernabéu du Real (Madrid – Espagne)
« La rénovation de ce stade devrait s’achever cette année. En plus des améliorations significatives au niveau des installations et du confort avec notamment de nouveaux espaces de loisirs, de restauration et de divertissement – dont des locaux dédiés aux e-sports – les transformations prévues sur le plan technologique s’annoncent véritablement révolutionnaires, à commencer par l’illumination et la projection d’images sur la façade asymétrique en acier qui enveloppera l’arène dans sa totalité.
(…) Les deux écrans géants classiques positionnés au-dessus des cages seront remplacés par un écran LED incurvé à 360 degrés unique en son genre, puisqu’il sera installé en forme d’anneau le long du périmètre des tribunes afin d’offrir à tous les spectateurs « un véritable spectacle visuel et acoustique, quelle que soit leur place dans le stade. »
J’ai eu la chance de bénéficier de cette formation COMELEC en 2003 pour contribuer, à mon échelle, à la transformation de ma boîte. J'avais d’ailleurs dans la foulée recruter deux autres diplômés pour créer ce qui fut le Pôle e-business de ma boîte (poke Tanguy DE JANS, Sendil SINIVASSANE, Emmanuelle Fuhrmann) et ouvrir notre Intranet, nos sites Internet et nos agences en ligne pour faciliter la relation digitale avec nos clients.
Dans la foulée, Catherine m’a proposé de transmettre mes connaissances et mon expérience aux étudiants de ces filières. Et depuis l’an dernier, avec Christophe Bessin, nous coachons les projets entrepreneuriaux Etena de nos 60 étudiants.
Dans ma vie professionnelle, je suis en charge de l’innovation à ÉS et, à ce titre, j’ai le plaisir de co-organiser le Hacking Industry Camp, un hackathon de l’innovation annuel co-créé par ÉS et Alsace Digitale afin de booster l’open-innovation et la dynamique économique et sociale en Alsace.
C’est donc tout naturellement que j’incite fortement mes étudiants à y participer. Le message que je leur distille est simple. « Dans quelques mois, vous pensez entrer dans la vie professionnelle. Or, votre vie professionnelle n'attend pas vos diplômes ou votre embauche pour commencer. Et le Hacking Industry Camp est un sacré accélérateur de développement personnel et professionnel pour vous le démontrer.
Lors du Hacking Industry Camp de novembre 2021, 15 des 60 étudiants y ont participé. Ils ont osé porter 7 des 26 projets présentés et leurs défis ont décroché 3 des 10 récompenses finales. En tout, 11 des 15 étudiants participants ont été récompensés !
Motivations et apprentissages des étudiants
Au-delà des chiffres, je leur ai transmis une rapide enquête pour mieux connaître leurs apprentissages. En résumé : confiance en soi, nouvelles compétences méconnues, multi-tâches, force d’un groupe hétéroclite, puissance de l’intelligence collective, capacité de se surpasser, gestion d’équipe, importance des coaches.
Ce qu’ils ont aimé
Le réseautage ! Nous sommes arrivés à 3, nous avons quitté le HIC avec une équipe solide (10 personnes) et motivé pour développer notre idée jusqu'à la réaliser. Ouadii
J'ai particulièrement apprécié travailler en collaboration avec d'autres étudiants ayant un profil différent du mien. Nous avons tous pu apprendre les uns des autres et donc accroître nos compétences. Manon
Le concept du HIC : ça m’a permis de concrétiser mes connaissances théoriques acquises durant mon master. Notamment les questions inhérentes au marketing, UX, BMC… Zakaria
J'ai aimé le fait de pouvoir travailler à fond pendant 54h : je n'ai jamais été aussi productive de ma vie. Alexia
Travail en petit groupe sur un problème concret. Marion
J'ai beaucoup aimé l'ambiance d'échange, de partage des connaissances, la possibilité de mettre en pratique des connaissances plus théoriques et d'avoir un feedback rapide et varié, l'obtention d'une expérience de gestion de projet et des difficultés qui peuvent survenir au sein d'une même équipe. Rafael
Un commentaire sur votre équipe ?
Ce n'est pas qu'une simple équipe, c'est devenu une FAMILLE ! Ouadii
Ils se sont tous appropriés le projet et ont fourni un travail qualitatif. Dès le premier soir, il y a eu une cohésion de groupe et une volonté de travailler tous ensemble. Manon
Très heureux d'avoir pu rencontrer des étudiants d'autres domaines et d'âges différents, ce qui donnait lieu à des discussions intéressantes, avec des points de vue variés. J'ai remarqué que chacun venait avec un objectif en tête, comme sortir de sa zone de confort ou développer une compétence particulière, ce qui donnait une belle expérience ! Branscôme
Notre équipe était composé d’étudiants aux profils très divers (développeur, développeur-data, développeur-designer, 1° année en école d’ingénieur, M2 Droits Économie Numérique). Pour autant, on a su travailler tous ensemble pour faire grandir le projet. Seul petit point à souligner, en raison de la diversité des profils, on a pu avoir quelques quiproquos puisque certains termes n’ont pas la même signification/définition en fonction des profils. Lisa
De super rencontres et un week-end génial ! Et un travail récompensé avec un prix à la clé. Alexia
Quels sont les 2-3 trucs que vous avez appris de vous-même entre le 5 et le 7/11/21 ?
Je sais pitcher, je ne me croyais pas capable de le faire, et pourtant ! J'aime permettre aux autres de donner le meilleur d'eux-mêmes. Ouadlii
J'ai appris que je pouvais travailler en collaboration et me surpasser. J'ai aussi compris que dans ces moments-là, il faut avoir confiance en soi et ne pas se sous-estimer. Manon
Un projet nécessite réellement une intelligence collective, diverses compétences. Chacun travail dans son domaine et le résultat final représente un travail collectif dont chacun aura apporté sa pierre à l’édifice. Zakaria
Je pense pouvoir gérer une équipe. Branscôme
Que l’émulation autours d’un projet me pousse à me donner à fond pour le concrétiser. Lisa
Ma capacité à être "multi-tâches" Avoir enfin pu mettre en pratique ce que j'ai appris pendant mes études. Alexia
Je suis capable d'élaborer un projet en équipe en deux jours et d'être force de propositions au sein de mon équipe. Marion
Je suis capable d'occuper un rôle plus de leadership en équipe et communiquer avec les différents membres. Je peux présenter à l'oral des résultats. Rafael
Les résultats du Hacking Industry Camp 2021 auquel participaient mes étudiants
Prix d’accompagnement coaching (Scalingo, 1kubator, SEMAI/Grand E-nov, Impact Positif, ÉS, Orange, CCI Alsace Eurométropole, Alsace Business Angel, Agora Calycé) 1er Prix : Koolkiper (Marion Campion) 2ème Prix : Eye-Cam 3ème Prix : Te vautre pas (Antoine Rebesco) 4ème Prix : Pollen Track 5ème Prix : Stay with us (Vincent Oscar)
Prix Fun Meilleure Solution de Service (ÉS) : Be Confident (Lisa Mirmand, Alexia Nay) Meilleure proposition IoT (ITS Future / Agora Calycé) : Cluster IoT Prix IA (Telecom Physique Strasbourg) : PASSage Meilleur prototype (Scalingo) : EtuPlay (Branscôme Labarre, Hector Marmolejo Gutierrez) Meilleur pitch (Orange) : AllCards (Diane Lechevranton, Zoé Auger, Léonie Zaegel, Laura Fèvre) Prix du public (Biscuiterie Albisser) : Te vautre pas (Antoine) Prix d'encouragement personnel au projet Néo (Ouadii ALAMI-MCHICHI, Martin Brandy, Manon Deremetz), ainsi qu'à Rafael Winling qui a brillamment pitché le projet d'IA sur l'analyse des maladies bactériennes et à Ines Ayivi qui a apporté ses talents et convictions au projet In visible !
Cette semaine, après avoir préparé et animé huit heures de webinaires, deux heures de réunions physiques, une heure de Café Parlote et huit heures de cours pour des masters 2, je me suis souvenu de mes années d'animateur radio et le parallèle m'a alors semblé évident entre ma vie d'avant et ma vie depuis cette crise sanitaire.
Ces webinaires me font particulièrement penser aux émissions de radio que je préparais longuement et que j’animais il y a trente-cinq ans sur Canal 15.
Comment capter et retenir les participants d’une visio auxquels on demande de couper leur caméra ?
C’est un vrai nouveau sujet qui me passionne depuis qu’il est devenu d’actualité avec le premier confinement.
C’est un vrai sujet car j’entends beaucoup de managers et de profs se plaindre que les participants à leurs réunions et cours font autre chose pendant qu’ils leur parlent. À ceux-là, je dis que leurs participants ont bien raison et qu’ils n’ont qu’à organiser et animer de vraies « non-réunions » participatives, ou sinon de leur envoyer par mail leurs doctes paroles.
Quand j’étais animateur radio, je ne voyais pas mes auditeurs et je m’assurais d’abord que l’émission était bien diffusée sur les ondes avec la qualité adéquates. Déjà à l’époque, je peaufinais le design de mes heures d’antenne pour satisfaire les auditeurs et leur donner envie non seulement de rester, mais aussi de me retrouver la semaine suivante.
Les trucs et astuces des animateurs radio devraient être davantage étudiés par les organisateurs de réunions.
Vous me direz que "le sujet n’est plus d’actualité avec le retour du présentiel et des réunions du monde d’avant ?" Alors je vous répondrais : "Ah bon ? Vos participants n’ont pas leur ordinateur face à vous ? Et vous trouvez ça insupportable ?"
Mon premier chef m’expliquait que pour bien communiquer il fallait respecter trois règles :
Avec l’âge me reviennent des briques de vie et je commence seulement à comprendre qu’elles ont contribué à construire ma vie. Des rencontres, des lieux, des événements, des sensations individuelles et collectives, autant d’instantanés qui composent aujourd’hui les pages de l’album d’une vie.
Moi qui suis de la ville, pourquoi donc j’aime autant l’eau ?
Alors je me souviens avoir grandi près du canal et des péniches, avoir joué avec les fils des mariniers, avoir rigolé avec Pincemi et Pincemoi qui étaient dans un bateau, avoir appris à nager dans la mer adriatique, avoir marché dans les pierres de la rivière qui traversait la maison de campagne vosgienne de mon ami d’enfance, avoir traversé la Manche en hovercraft avec ce même ami, avoir inventé l’univers de Bateau-Rouge et Bateau-Blanc pour faire rire et peur et endormir mes enfants, avoir marché en famille dans les pierres des rivières des canyons du sud, avoir traversé les sables mouvants de la baie du Mont Saint Michel, avoir roulé le long de gorges et de côtes magiques en France, en Suisse, en Norvège, avoir toujours aimé lire les rimes évoquant les cours d’eau, faut-il qu’il m’en souvienne, avoir toujours aimé les livres évoquant les îles, à Aran, à Ellis Island, ou du côté des Lofoten comme en ce moment.
Aujourd’hui j’aime lire à quai, sur ma péniche préférée où à bâbord circulent les voitures et les cyclistes, tandis qu’à tribord nagent les cygnes et les canards et voguent les bateaux à touristes, un lieu entre rester et partir, un lieu immobile entre les mouvements, une péniche d’où l’on peut voir une église majestueuse à deux tours en regardant en arrière et une cathédrale millénaire à une tour en regardant devant, une péniche à quai qui invite au voyage.
Publicitaire, enseignant, associatif engagé, civic-techos démocrate participatif, talker de TEDx, facilitateurs, blockchaîneur, ou booster d'innovation, mes vies convergent et le message que j'essaie de faire passer se résume ainsi : pour savoir où l'on va, il est important de savoir d'où l'on vient et d'avoir une vision de là où l'on veut arriver. Ensuite, l'essentiel est dans le chemin que l'on construit avec les compagnons de route que l'on croise, mais pas par hasard.
Entre vision et aboutissement des projets, le chemin n'est pas simple et les compagnons de route ne sont pas si évidents à trouver.
Le 10 juillet dernier, alors que je surfais dans les ondes virtuelles de Facebook, je suis tombé sur une conversation qui résumait tout ce que je pense. Avec l'autorisation des acteurs concernés, je la reproduis ici.
Bon, je vous reprends ici les échanges de ce jour merveilleux.
Alain Bregy
[ chronique de presque-déconfiné ] Détresse enseignante post-Covid ? Bien fait pour eux. Vers les années 2009-2010 on était un paquet de monde à tenter d'amener les structures universitaires vers les univers virtuels 3D (SecondLife en ces temps-là), présentant l'enseignement "avatarisé" comme - solution économique (pas forcément besoin pour certains cursus courts de se trouver un logement en ville pour quelques mois), - solution distante ouverte à tous (étudiants étrangers), - solution conviviale (tous les avatars sont présents physiquement au même endroit dans des salles virtuelles pouvant se parler, échanger, construire des choses ensemble, prototyper des objets, etc), - solution technique (outils innovants qu'on développait alors). Et que croyez-vous qu'il arriva ? Rien. Mais alors rien de rien. Pour ma part, j'ai approché à de nombreuses reprises l'Université de Strasbourg, rencontré à l'époque 3 vice-présidents, les services de com, fait des démos des outils que j'avais créé alors pour ça: - 1er navigateur web mondial en monde virtuel, - interactions directes par SMS, - affichage de textes, de slides, de video/VOD en salle, - confs avec intervenants du monde entier en direct, - co-écriture entre avatars de textes, - webapp mobile de transformation collective d'objets 3D, - interactions directes entre monde virtuel et sites web en IA (SoniaBot), - etc et rien, mais alors rien de rien. Et pourquoi ? Parce que se lancer dans cette expérimentation était perçu par les administratifs, enseignants, chercheurs et autres pontes, comme perdre du pouvoir et du contrôle. Et il n'y a rien qu'ils détestent tant que ça. Ce qui leur arrive à cause du Covid est de leur seule et unique responsabilité pour n'avoir pas voulu mettre en place ces outils à une époque où on aurait pu le faire progressivement, à leur rythme, mixant présentiel et virtuel, adaptant peu à peu méthodes et apprentissages collectifs. Bien fait pour eux. Alain Bregy
Vu passer un post il y a 2 ou 3 jours sur l'éducation nationale. En 2019 : - budget outils numériques : 10 millions d'euros - budget photocopies : 40 millions d'euros. Tu le vois venir le problème ? ..et idem pour les entreprises mais c'est encore une autre histoire. Bien fait pour elles aussi. L'archaïsme de nos structures dirigeantes/décisionnelles est à peine croyable. Crystopher Keo
Ça sert à rien d'être trop en avance
Alain Bregy
N'avance sur quoi ? Appeler "avance" la comparaison avec le retard structurel est... osé. A l'époque des universités US, japonaises, et autres avaient déjà des cursus virtuels 3D. On était en avance sur rien du tout, juste confrontés un gros retard à combler
Crystopher KeoEn avance sur leur retard et la fenêtre de tir pour les sortir de là tu veux dire qu'il aurait été possible pour eux de réaliser ça et d'adopter tes solutions pour éviter ces problématiques. Je pose l'hypothèse qu'elles étaient inévitables vu leur retard et que tu étais en avance sur le timing dans lequel il y a une fenêtre de tir pour casser le déterminisme strict.. Une idée même si elle est bonne ‚ n'est bonne que si elle devient adoptée et mise en place. Sinon quelque part tu as raté ton coup non ? C'est donc ta responsabilité
Alain Bregy Habile mais insuffisant parce que tu sous-entends du coup qu'il aurait préférable de ne pas les contacter et d'attendre qu'ils soient prêts et demandeurs. Aurait-ce été mieux - équivalent - pire ?
Crystopher Keo Non je pense que du coup il y avait nécessairement une stratégie pour que ton projet soit adopté contrairement au faux-dilemme proposé. Et qu'il aurait nécessité une sorte de connivence épistémologique ou simplement se mettre à leur niveau de retard... Les prenant par la main et les accompagner afin que l'objectif fut été atteint (problème de conjugaison) et qu'ils n'aient pas ce retard aujourd'hui.. bénéficiant de ton boost innovant. Aurait ce été mieux équivalent pire que de venir des années après dire qu ils sont toujours en retard et ont refusé ta super solution ? Ta part de responsabilité la dedans est supérieur à la leur. #dftt
Alain BregyC'est exactement ce qu'on leur a proposé (moi à Strasbourg, d'autres ailleurs) : de les accompagner, de les aider à appréhender outils et méthodes, à investir ces nouvelles formes de relations enseignant/étudiant. Y'z'ont pas voulu... ni ici ni ailleurs. Qu'y pouvons-nous ?
Crystopher KeoC'était en quelle année tout ça ? Histoire d'essayer de me projeter, voir où j'en étais
Alain Bregy
2007-2008
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Alain Bregy Juste un exemple pour le fun : j'avais envie il y a qques années de rencontrer le big boss des poteries de Betschdorf (haut-lieu symbolique de la poterie traditionnelle alsacienne) pour lui proposer d'envisager une production virtuelle de pots en 3D. Ça aurait marché comme ça : - au lieu d'investir 2 millions d'euros dans un four qui cuit plus vite, ils les mettent dans l'innovation pour le marché mondial - ils forment leurs employés à de la modélisation 3D (fichiers STL par ex) - ils lancent la production de poudre de grès en cartouches bleues et grises (couleurs traditionnelles des Betschdorf) - ils vendent ces cartouches dans le monde entier En pleine crise Covid, un habitant de Tokyo (Tokyoïte ?) ou de Los Angeles qui veut un Betschdorf dans sa cuisine télécharge le modèle qu'il veut, payant 5 $ le load, se rend dans le fablab le + proche avec le STL sur une clé USB et s'imprime en 3D son pot en 1/4 d'heure. Au lieu de ça ils ont dû fermer leurs ateliers pendant 2 mois et demi (C.A = 0), mettant le personnel à la charge de la collectivité. Bien joué.
Roger NiffleMichel Serres a vu et dénoncé cela depuis longtemps. J’ai connu ce temps où dans les colloques internationaux auxquels je participais il n’y avait presqu’aucun français. Quelques émergences comme Caroline, des expériences passionnantes à Taïwan et pas grand chose d’autres. Quant au virtuel on n’a pas beaucoup avancé sur le côté immersion simulations. Beaucoup écrit sur le concept de virtuel de racine VIR et déjà utilisé par Aristote et Thomas d’Aquin, sur une « cité macro pédagogique ». Il faut dire que les canons idéologiques de l’éducation nationale ou des universités ne savent rien de tout ça. A noter que le travail de proximité à distance n’a guère avancé. Étrange ce coup de pied dans la fourmilière qui va tout changer en peu de temps.
Alain Bregy...qui ne va surtout rien changer.
Roger NifflePas sur parce que ça viendra du terrain
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Bernard Bloch Il y a quelques années, ton post sur Betschdorf m’avait incité et permis de créer un cours sur l’innovation pour des m2 en e-commerce. Je sens aujourd’hui que je vais copier l’ensemble de cette conversation qui illustre vraiment bien mon propos. Entre just in time et DIY ! Merci à vous tous !!
Alain Bregy Ahahah il aura au moins servi à qq'un lol ^^
Quand je discute avec mes étudiants en Master 2, j’essaye de leur faire comprendre notamment que dans six mois ils seront sur le marché de l’emploi et qu’il est temps qu’ils s’assument.
Les devoirs d'étudiants sont un vrai révélateur
Le moment de discuter des devoirs des étudiants est un vrai révélateur et m'offre une belle opportunité d'essayer de leur faire passer mon message.
Je leur explique que la question pour eux n'est plus de faire un devoir pour obéir au prof et avoir au moins la moyenne. Si c’est un devoir, c’est qu’ils ont aussi un droit : le droit de se « faire mal » pour montrer non pas leurs connaissances mais leur compréhension des connaissances acquises et leur valeur ajoutée à la thématique abordée.
Ce n’est pas un concours et il ne s’agit donc pas d’être meilleur que leur voisin. Il s’agit pour eux d’être meilleurs qu’eux-mêmes la veille !
L’une des clés pour apporter de la valeur ajoutée consiste selon moi à bien circonscrire une thématique pour éviter de tomber dans un dossier générique qui ne sera qu’une synthèse de documents vus de ci de là. En circonscrivant une thématique, il est plus simple d’aborder une problématique précise pour la traiter sous plusieurs angles et être force de proposition et de valeur ajoutée.
Avec mes Master 2 de Commerce électronique, quand un étudiant ou une étudiante me demande si je veux bien être son correcteur pour un dossier technique, je lui pose deux questions.
Quelle technique veut-il aborder ? J’essaye en effet de m’assurer de leur pertinence et de leur actualité dans la transformation numérique en cours. Les sujets qui m’ont été soumis cette année tournaient par exemple autour du référencement orienté expérience utilisateur, de la réglementation pour la protection des données personnelles, des drones, d’une plateforme e-commerce de revente, les influenceurs, …
Quel est le domaine d’activité ciblé ? Cela peut être, la mobilité, le luxe, le textile, les loisirs, les voyages, le sport, l’énergie, la santé, … Je les incite aussi à restreindre le périmètre géographique étudié. Une étude portant sur le Monde sera plus générique qu’une étude portant sur le Grand Est par exemple, forçant l’étudiant.e à trouver des chiffres d’autant plus pertinents.
Oser rêver
Parfois, ils ne savent pas vraiment le marché qu’ils veulent étudier. Je leur demande alors de me dire dans quel domaine ou quelle entreprise ils rêveraient de bosser. Et quand ils m’ont répondu, je leur dis que c’est peut-être le moment de commencer à renforcer leurs arguments de recherche d’emploi avec ce dossier technique qui peut leur permettre d’apporter de la valeur ajoutée à leur futurs recruteurs potentiels.
Oser se planter avant de réussir
Il y a quelques années, j’avais demandé à mes étudiants de m’expliquer le dernier article qu’ils avaient publié sur le blog de leur Master. L’un d’entre eux m’avait expliqué qu’il avait écrit un article synthétisant son dossier technique portant sur le référencement géolocalisé sur Facebook.
Après l’avoir remercié d’avoir « osé » en parlait devant ses camarades qui ne s’étaient pas bousculer pour me répondre, je lui avais expliqué le fond de ma pensée. Je résume : même si la techno évoquée n’était pas très innovante, le problème de son sujet était plutôt qu’il était trop vaste. Si j’avais été lui, j’aurais par exemple abordé le sujet en circonscrivant la problématique au cas de la chaussette dans le Grand Est.
Cela l’aurait forcé à étudier le marché de la chaussette et des fabricants, notamment Labonal implanté à Dambach-la-Ville, de voir comment, par qui et où ils distribuent leurs produits, d’étudier également le mix communication de ce marché précis du textile, pour alors proposer des pistes d’optimisation du référencement géolocalisé sur les moteurs de recherche et les réseaux sociaux.
Oser s'assumer
Je leur ai également expliqué que s’il avait fait cela, il aurait pu promouvoir son article ensuite auprès du groupement des agences de communication et de webmarketing, auprès de groupements du textile nationaux et locaux, auprès du Maire de Dambach-la-Ville, ainsi qu’auprès du DG, du DRH et du DirCom de Labonal. Et il aurait même pu ajouter sur son CV une vraie ligne décrivant son étude, cliquable vers son article.
Oser être soi-même
Cette problématique que j’appelle également la crise d’adolescence professionnelle (quand est-ce qu’un étudiant apprenant va devenir un adulte sachant à l’aise dans ses baskets ?) a été à l’origine d’un talk que j’avais développé pour le TEDx de La Rochelle en 2016 : Le Permis d’être soi-même.
En résumé, j’expliquais que le Permis d’être soi-même s’obtient à condition d’avoir passé quatre étapes dans l’ordre : le permis de rêver ; le permis de se planter ; le permis de réussir ; le permis de s’assumer.
Ce matin d'avril 2020, profitant du confinement pour corriger des dossiers étudiants, j'ai pu me rendre compte que ce Permis restait vraiment d'actualité et que je n'ai pas fini de partager ce message.